Apple réclamera-t-il 30% de commission aux autres catalogues d’ebooks ?
On sait depuis quelques jours qu’Apple a décidé de serrer la vis aux éditeurs de presse, en interdisant par exemple les applications de presse gratuites dans le cadre d’offre groupées. Les ebooks concurrents d’iBooks pourraient à leur tour être concernés par les mesures d’Apple.
La chasse aux « contournements ».
Jusqu’ici, Apple avait laissé un vide dans ses conditions générales qui permettait finalement aux éditeurs de presse de renvoyer les clients de leur application, le plus souvent gratuite, vers le site internet de l’éditeur pour y acheter leur abonnement. Les éditeurs échappaient ainsi à la commission de 30% prélevée par Apple si ils étaient passé directement par l’application.
Apple le savait très bien, mais semble manifestement avoir choisi de laisser faire, le temps que les utilisateurs achètent les précieuses tablettes, mais aussi que les éditeurs s’habituent au revenus générés ainsi, et préfèrent payer 30% de commission plutôt que de tout perdre.
Voir aussi : « Apple s’assure que les éditeurs ne contournent pas ses commissions » .
Apple : plus besoin de rabatteurs ?
La vraie question est finalement : pourquoi Apple a t’il laissé faire jusqu’ici ? Et la réponse est certainement dans l’immense offre qui existe aujourd’hui. L’iPad est devenu le plus gros catalogue de journaux, magazines et d’ebooks au monde, et accueille tous les acteurs, et même les concurrents directs lorsqu’on parle des ebooks.
Or c’est aussi cette diversité, cet énorme choix qui a convaincu 17 millions de personnes en 2010 si on en croit les derniers chiffres, d’acheter l’iPad.
Maintenant que les concurrents ou que ceux qui ne rapportent rien à Apple ont fait leur boulot de rabatteurs de clients, Apple est manifestement en train de changer les conditions. Si vous voulez rester, vous payez la commission, comme tout le monde !
Les ebooks concernés aussi…
On voit mal pourquoi les conditions appliquées aux éditeurs de presse ne s’appliqueraient pas non plus au livre numérique. Certains observateurs, comme Chris Meadows de Teleread pensent que c’est improbable, car cela reviendrait pour Apple à se priver de la diversité d’offre qui attire tant d’utilisateurs vers l’iPad. Il faut en effet rappeler que la lecture d’ebooks est la 3ème activité la plus populaire sur la machine.
Que va faire Apple ? Difficile à dire.
Pour les autres acteurs de l’ebook, qui avaient trouvé un moyen de détourner la commission , la position doit être délicate. C’est aussi la preuve qu’il n’est pas bon de dépendre d’un acteur aussi puissant, qui peut très bien, d’un simple changement dans ses conditions, mettre ses concurrents en difficulté.

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en gros, tu as peur qu'un gars qui a acheté un ebook sur le kindlestore ai a payer les 30% a amazon une premiere fois et repaye +30% pour pouvoir le lire sur son ipad par l'app kindle
c'est ca ?
je pense qu'amazon a les moyens de se defendre mais pour des editeurs plus petit ca va etre plus dur !
seul moyen: debarrasser tout ebook de drm et transferer son epub directement dans l'application de notre choix (ebooks, stanza…)
Non, je n'ai pas du tout pensé à ça. J'ai simplement expliqué que des groupes comme Amazon, Barnes & Noble, Kobo, etc…pourraient être obligés de payer ces 30% supplémentaires pour rester sur l'iPad. Et cela risque de poser des problèmes pour eux. C'est pour cela que je parle d'inquiétude pour les applications.