La lecture numérique pour aider l’éducation dans les pays en voie de développement…
Le projet Worldreader tente d’utiliser des lecteurs numériques pour voir si ceux-ci peuvent contribuer à aider les élèves et les professeurs à une meilleure éducation dans des zones du monde en développement. Si un tel projet suscite inévitablement des débats sur son bien-fondé, la démarche est intéressante…

La mission que se donne Worldreader : (traduction)
La mission de Worldreader est de rendre les livres numériques accessibles à tous dans les pays en voie de développement, permettant à des millions de personnes d’améliorer leurs vies. Nous choisissons des écoles, formons des professeurs, travaillons avec des communautés, et mettons en place des partenariats avec des éditeurs pour mettre à disposition des enfants et familles qui n’y ont pas accès des millions de livres.
Les derniers chiffres
- 35000 ebooks mis à disposition.
- Enseignants et enfants ont téléchargé environ 18000 classiques gratuits
- Les étudiants avec des lecteurs d’ebooks passent 50% de temps à lire de plus qu’avant.
- Les résultats des tests ont montré une amélioration de 4,4% en moyenne,
- Les élèves du primaire ont amélioré leur compréhension de lecture de de 13% en moyenne.
Si la démarche peut étonner chez nous où les readers ne rencontrent pas succès flagrant, surtout dans le domaine éducatif, il semble pourtant que le projet fonctionne bien.
Au Ghana, les meilleurs téléchargements montrent que le livre le plus téléchargé est la bible, suivi de « la belle et la bête », puis « Cendrillon ».
Trop de publicité pour le Kindle ?
Le problème avec ce beau projet est qu’on pourrait facilement penser qu’Amazon est derrière. Les vidéos mettent bien en valeur le Kindle, entre autres. Pourtant, l’intention de ceux qui ont lancé ce projet n’est peut-être pas de faire la publicité de l’appareil, et le site précise d’ailleurs que le projet ne peut exister sans l’aide des nombreux partenaires.
Après avoir passé un peu de temps sur le site et le blog, je pense que Kindle n’est « que » le partenaire principal. La page des partenaires (en anglais) de l’organisation montre d’ailleurs qu’Amazon n’est pas seul à soutenir l’idée.
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Plus utile que chez nous…
Alors que l’on arrive assez mal dans nos contrées à envisager l’intérêt d’un reader au niveau éducatif, la question se pose bien entendu différemment pour les lieux choisis par le projet pilote, là où il est plus compliqué de trouver les équivalents papier, de passer des accords avec les éditeurs, ou encore de transporter des dizaines de milliers d’ouvrages libres de droit.
Les responsables du projet Worldreader considèrent que l’opération pilote est, au bout de 6 mois, un franc succès. Sobookonline a d’ailleurs annoncé il y a quelques temps déjà que le projet s’étendrait au Kenya en Juin.

[...] Lire l’actu des ebooks du 6/6/11 [...]
Enfin l’afrique commence à s’interesser au numérique. Mon souhait de voir le Sénégal s’engager dans le numérique surtout dans l’éducation. Je travaille à promouvoir ce formidable outil de transmission des connaissances….
[...] Le projet Worldreader tente de faire utiliser des lecteurs numériques par élèves et professeurs dans des zones du monde en développement. Si un tel projet suscite inévitablement des débats sur son bien-fondé, la démarche est intéressante à suivre… A lire sur l’actu-des-ebooks. [...]
Je pense que chez nous il y aurait quand même un intérêt au niveau éducatif :
- le poids du cartable en serait fortement réduit.
- l’achat de certains livres est un frein pour beaucoup. Certes on n’est pas prêt de supprimer les manuels scolaires (même en version électronique ils coûteraient cher) mais les classiques (dans le domaine public) étudiés à l’école seraient économisés. Les CDIs ne peuvent pas se permettre d’en avoir un exemplaire par élève…
- les manuels scolaires pourraient facilement être mis à jours (correction des erreurs, mise à jour en nouvelles éditions à prix réduit…). Mais pour ça il faudrait que les éditeurs jouent le jeu et soient prêts à perdre l’argent que leur fournit le renouvellement. On pourrait imaginer par exemple un « pack collège » (ou lycée, ou autre…) que l’élève achèterait en entrée de cycle et qui fournirait l’ensemble des manuels pour tout le cycle, avec mise à jour d’une année sur l’autre, pour un prix plus raisonnable que l’achat annuel actuel.