Sony PRS-505 vs nouveau PRS-700 : le e-reader tactile

 

Bilan mitigé pour le PRS-505 à la Fnac

 

Après un succès mitigé du PRS-505 dont j’avais soulevé les nombreuses limites en décembre 2008, et dont les ventes auraient été inférieures à 5000 unités en france, il est temps de se pencher vers le successeur : le PRS-700 de Sony.

De nombreux consommateurs ont du se demander si on les prennait pour des imbéciles lorsque la version tactile améliorée du PRS-505, le PRS-700,  sort déjà à l’étranger.

Alors, qu’apporte réellement le PRS-700 ?

 

  1. Le tactile apporte un plus indéniable. C’est vraiment ce qui change (presque) tout !
  2. On a enfin pensé à ceux qui veulent lire la nuit (voir la vidéo)
  3. Une navigation plus rapide (et qui était nécessaire)

 

Conclusion :

 

En fait, les problématiques restent entières : pas de couleur, pas de possibilité de réellement profiter des nouvelles technologies, des formats propriétaires et de la DRM à tous les étages…..alors que les éditeurs sont entrain de les abandonner dans la musique.

Alors quoi de neuf ?  Des tendances qui se confirment :

 

  • Couleur , vidéo et internet manquent encore cruellement
  • Le prix des « liseuses » est beaucoup trop cher (et les concurrents arrivent)
  • Il faut un catalogue différent et des prix à la baisse pour les ebooks
  • La suppression des D.R.M est nécessaire au succès de ces produits
  • Les « liseuses » actuelles ne sont que des prototypes de ce qui se fera demain
  • La lecture mobile se développe plus sur les netbooks et les iphone ou itouch

 

Bref, on en est qu’aux débuts. Les premiers pas de l’homme dans la lecture électronique…

Florent Taillandier

www.ebookvision.fr

L’encre électronique progresse vite.

L’encre électronique n’en est qu’à ses débuts…..une vraie révolution se prépare !

encre électronique + version souple

Vidéo en bas de l’article

Lors de mon post récent concernant l’ebook reader de sony, je disais ma décéption, non envers le sony reader, mais envers toutes les « plaquettes de lecture » d’ebooks.

Je trouvais l’ encre électronique décevante, au vu des fortes attentes que j’avais envers elle.

Et pourtant, l’encre électronique est une révolution. Pas dans son état actuel, mais dans ses futures versions.

En fait, les progrès de l’encre électronique sont tels, et sont si rapides que cette technologie pourrait rapidement changer notre quotidien en plus du marché de l’ebook.

Alors, pour les ebooks, ça change quoi ?

-Cela confirme malheureusement mon opinion première : acheter des lecteurs d’ebooks en encre électronique tels qu’ils sont proposés à ce jour est selon moi acheter une future antiquité.

-D’autre part, je pense que les souhaits que je formulais concernant les lecteurs d’ebooks pourraient finalement se réaliser plus vite que ce que je pensais, mais finalement en utilisant bien l’encre électronique : d’une part la couleur va rapidement faire son apparition, mais aussi photos, et vidéos en couleur, le tout exportable sur un support souple.

Une question reste en suspens : comment les éditeurs vont-ils transformer leurs versions papier en version ebook moderne et multimédia ? Il semble que désormais, l’ebook prenne le chemin d’une production à part entière, et pas une simple numérisation d’ouvrages pré-existants….

J’ai toujours considéré que l’avenir de l’ebook est dans un contenu différent, dans l’intégration du multimédia, et l’utilisation sur différents supports. Avec les progrès de l’encre électronique, cet avenir semble maintenant possible et proche, et l’ebook pourrait devenir une véritable évolution par rapport au livre.

Demonstration…..

6 idées reçues sur les ebooks

On parle beaucoup de l’ebook en ce moment, et ce qu’on l’appelle ebook, livre numérique ou livre électronique.

Mais à force d’entendre des choses incroyables, j’avais envie de donner un éclaircissement général.

Et voici 6 idées reçues sur l’ebook et un point de vue différent:

1- Les ebooks sont des livres numérisés.

Seulement une partie des ebooks ! La numérisation de livres est effectuée par différentes bibliothèques, qui proposent ainsi gratuitement (la plupart du temps) les numérisations d’ouvrages libres de droits. Ces « ebooks » sont souvent soit au format texte, parfois word, et d’autres fois sont de simples « photos » PDF.

On trouve donc dans les ebooks les livres numérisés, les versions numériques d’ouvrages papier (il y en a encore peu mais les éditeurs semblent se décider), et les produits qui n’existent que dans le format ebook car très spécialisés, et n’intéressant pas les éditeurs qui recherchent des ouvrages grand public.

2- Lire sur un ordinateur est désagréable.

Lire un livre sur ordinateur est désagréable la plupart du temps. Les « ebooks » au format texte ou word ou PDF, si ils sont mal ou pas formatés, avec des polices inadaptées, sont illisibles.

En fait, la lecture confortable sur ordinateur de longs ouvrages est impossible en dehors de certains formats rares (je pense entre autres au format DNL dont je ferai une démo en vidéo dans le prochain post de ce blog).

L’ebook idéal est donc soit dans ce format DNL, soit dans un format PDF optimisé pour la lecture, et dans ce dernier cas pour lire entre 30 et 80 pages grand maximum.

3- Il y a des ebooks gratuits, donc il n’y a aucune raison d’en acheter.

Il y a 2 types d’ebooks gratuits : les ebooks libres de droits, et les ebooks gratuits à visée marketing. Dans le premier cas, vous avez gratuitement quelque chose de….gratuit. Mais le formidable travail de bénévoles permet de formater, traduire des ouvrages anciens et les rendre accessibles à tous. Malheureusement, c’est impossible de lire en entier de tels ouvrages sur ordinateur sans se « détruire » les yeux.

Les ebooks à visée marketing sont des ebooks gratuits dont le but est de montrer son savoir-faire en espérant que cela amènera des ventes des produits payants. C’est donc un « produit d’appel ». Mais par définition, ce sont des ebooks pour une information basique.

4- Pour lire des ebooks, il faut un lecteur d’ebooks.

La encore, pas nécessairement. En fait, il y a pour moi 5 grands supports à ce jour dans l’ordre d’efficacité :

  1. L’ordinateur portable pour son confort, l’orientation de l’écran et la mobilité.
  2. Les netbooks (voir article) qui détrôneront bientôt l’ordinateur portable pour la lecture d’ebooks.
  3. L’ordinateur « fixe », offrant un grand écran, mais par une lecture confortablement installé.
  4. L’ « ebook reader », comme le sony reader ou kindle d’amazon.
  5. L’iphone, pocket PC, et tous les lecteurs d’ebooks de téléphones et même maintenant appareils photo.

Ainsi, dans les faits, non seulement les formats d’avenir seront peut-être destinés aux ordinateurs portables (couleur, vidéo, formats…), mais en plus nous serons tous un jour équipés de lecteurs ebooks dans nos téléphones et appareils photo. Mais là plus qu’ailleurs, il faudra apprendre à distinguer l’information de la lecture de longue durée.

5- Je trouve la même chose en librairie, et pas plus cher.

Si c’est le cas, mieux vaut acheter en librairie. Passionné d’ebooks, je suis avant tout passionné de lecture. L’ebook permet selon moi l’émergence de nouveaux contenus, que je ne pouvais pas trouver dans les librairies. Donc pour le même produit, je préfère toujours la version papier.

6- Les ebooks sont très souvent des arnaques.

Il faut vraiment éclaircir ce sujet, car il est sensible. Je fais partie de ceux qui pensent que la plupart des ebooks pratiques mis sur le marché sont des arnaques. La fermeture de la section ebooks de ebay en a été un exemple frappant ! Mais le risque est grand de mettre tout le monde dans le même sac.

Il y a des auteurs tout à fait sérieux, excellents et qu’il faut lire. J’écrirai d’ailleurs bientôt dans ce blog sur les choses à vérifier avant d’acheter un ebook. D’ici là, essayez de trouver de vrais gages de qualité….

Test du sony reader prs-505 à la fnac

Voilà, je vous l’avais promis, et c’est fait :

je suis allé à la FNAC et j’ai testé le lecteur d’ebook proposé en exclusivité par le FNAC : l’ebook reader sony PRS-505.

Ce que j’en ai pensé ? humm….

Pour vous donner une idée, j’ai présenté la suite de ce post comme si vous le lisiez sur le sony reader: couleurs du texte, formatage, j’ai essayé d’être au plus près de la réalité, dans la mesure du possible ! Essayez de le lire jusqu’au bout, et vous comprendrez parfaitement ce que j’ai pu ressentir en découvrant l’encre électronique. Et le Sony Reader n’y est pour rien….

Tout d’abord, j’ai mis presque 20 minutes à trouver le fameux sony PRS-505. Après un bref passage rayon livres, je me suis naturellement dirigé au rayon des ordinateurs, appareils photos, camescopes….et toujours rien. Finalement, j’ai trouvé le sony prs-505, complètement caché au détour d’une pile de livres. Aucune présentation, aucune mise en valeur, et le fameux sony reader était présenté sous une coque en plastique laissant l’accès aux boutons et à l’écran. Drôle de manière de promouvoir un produit nouveau et « prometteur », en tout cas dans ce magasin (on peut supposer que d’autres font une véritable promotion).

Etonnant que la fnac que j’ai visitée n’ait finalement pas de plus grandes ambitions pour ce lecteur, juste avant noël….à moins que cela ne vienne en décembre.

Passons au lecteur. Le sony reader ne semble pas allumé, mais on peut voir un texte sur l’écran. Je pense qu’il y a un film plastique, comme sur les téléphones, GPS ou PDA …mais a y regarder de plus près…..il est en fait bien allumé : je viens simplement de me faire avoir par l’encre électronique : impossible de mieux démarrer. Et quelque soit l’angle sous lequel on regarde, le texte est bien visible. Encore un bon point. Mais pour être honnête, mon bonheur s’arrêtera là.

Une fois la surprise passée, et à peine 3 pages lues, je m’ennuie. Certes, ce n’est pas sensé être une console de jeux, mais quand même, la présentation, le formatage sont très tristes à mon goût, et le côté gris foncé sur gris clair est pour le moins tristounet. Je regrette l’écran lumineux de mon portable, sensé me fatiguer à la lecture et sur lequel je lis jusqu’à 10 heures par jour sans la moindre fatigue grâce à un bon réglage de la luminosité. Peut-être sentirais-je la différence à l’usage ? Mais lire longtemps sur cet appareil serait honnêtement une vraie punition pour moi.

Côté ergonomie, une fois compris le fonctionnement, c’est frustrant : changer de page avec un bouton, sans défilement, m’ennuie au plus haut point. Dix fois au moins, j’essaie de naviguer à l’écran. Un écran tactile serait naturel (l’habitude de tourner les pages ?), et son absence se fait vraiment ressentir rapidement.

J’apprécierais aussi de pouvoir faire défiler le texte, ainsi qu’un écran plus grand, et surtout plus lumineux. Finalement, le côté « non lumineux » repose peut-être les yeux, mais ennuie tout autant. Alors que j’ai l’impression que les livres modernisent en permanence leur apparence, on dirait que l’encre éléctronique nous ramène des années en arrière.

Au bout de 10 mn, je suis parti, réellement déçu.

Et quand on sait qu’à peine sorti, le nouveau modèle de SONY le PSR-700 sort lui aussi, avec rétroéclairage, mais aussi l’écran tactile et sûrement d’autres améliorations, cela confirme une chose : les lecteurs vont évoluer très vite dans les 2 à 3 ans qui viennent, et les premiers qui auront ces modèles auront rapidement une antiquité entre les mains.

Bref, désolé pour les enthousiastes, mais j’ai vraiment la sensation que le grand boom imaginé n’aura pas lieu cette fois-ci. Le produit aura du mal à concurrencer le livre avec les arguments actuels. Mais c’est peut-être le début d’un nouvel appareil auquel nous allons nous habituer, comme les premiers portables à leur époque.

Bref, pour l’instant, lire sur ce genre d’appareil me fait penser à la lecture sur une édition papier bon marché. Vous savez : triste, gris, mal formaté…

Et sony n’y est pour rien : kindle (voir post précédent) ou les autres marques ne proposeront pas une meilleure présentation avec l’encre électronique actuelle et les formats actuels, et seront peut-être moins ouverts à d’autres formats que le modèle sony.

Si vous avez réussi à lire cet article jusqu’au bout, sans être lassé par la présentation au bout de l’équivalent de 3 pages, alors le sony reader psr-505 et plus généralement les lecteurs d’ebooks à encre électronique sont peut-être faits pour vous. Pour en savoir plus, tapez « PRS-505″ sur youtube, il y a des vidéos qui vous montreront l’appareil en fonctionnement.

Et d’ici là, promis, je ne vous écrirai plus de posts version encre électronique….

8 choses à savoir sur le Kindle d’amazon

Le kindle d’amazon, expliqué en 8 points !

Retour vers le futur....

Kindle et le catalogue :

La grande force du Kindle, c’est le catalogue amazon. Comme amazon veut réellement se lancer dans l’ebook, il y a là un vrai catalogue qui ne freine pas des 2 pieds devant la version numérique des livres. Est-ce que pour autant on trouvera un catalogue si important que ça en france, c’est une autre question. Le prix unique du livre pourrait tuer ce qui a fait le succès du kindle outre-atlantique : une réduction de 50%.

Mais apparemment, le catalogue disponible par kindle sera bien plus important que par exemple celui de l’offre fnac. Le problème, c’est qu’il sera difficile de transferer ses propres ouvrages au format souhaité. Le Kindle est fait pour acheter. En comparaison, le reader sony accepte plus de documents, on peut y transférer des milliers d’ouvrages libres de droits et les ouvrages PDF que l’on peut acheter un peu partout. Tout dépend de ce que vous voulez lire. Si comme moi, vous lisez les ebooks pour avoir de l’information pointue que ni internet ni les livres ne proposent, alors une offre catalogue éditeur ne vous sera d’aucune utilité. Kindle est donc l’offre selon moi la plus traditionnelle en termes de lecture. Cette révolution s’adresserait t’elle finalement aux lecteurs les plus traditionnels ?

Kindle et les plateformes :

Kindle n’a pas besoin de se connecter à un ordinateur donc il n’a pas de problème de compatibilité pc ou mac ou linux. C’est un point fort, et de la vraie totale mobilité. Mais le prix de la mobilité, c’est que pour transférer un document personnel sur le kindle….vous devez payer ! Ce n’aurait pas été possible avec un système branché sur votre ordinateur.

Kindle et l’achat en ligne :

On ne peut acheter que sur la plateforme faite justement pour ça. Ok, il y a du choix, mais vous devrez lire du amazon, un point c’est tout. Pratique, mais évidemment, Amazon ne voulait pas que son kindle serve à acheter ailleurs. Encore heureux qu’il y ait l’énorme catalogue amazon, mais bon, ma liberté se sent à l’étroit.

Kindle et les extraits :

Une idée que je défends depuis longtemps dans le domaine des ebooks est la présence d’extraits gratuits. Sur kindle, il semble qu’il sera possible en france comme aux états-unis de télécharger le premier chapitre gratuitement. Et ça, c’est un vrai plus !

Kindle et la lecture :

Avec un écran de 6″ et 4 niveaux de gris, on est dans le basique mais ce n’est pas vraiment transcendant. Pour avoir vu ce que donne l’encre éléctronique, la soit disant révolution, on dirait que l’appareil n’est pas en marche, et qu’on a un transparent collé dessus pour imiter un texte. Mais une fois épaté par l’absence de brillance, c’est bien terne….vivement de la couleur et un peu de modernité.

Kindle et la compatibilité des formats :

Le vrai problème, c’est pour le PDF, pas supporté par le lecteur . l’epub non plus, l’avenir de l’ebook en termes de format ouvert n’est pas non plus pris en charge, mais comme je l’ai déjà dit ailleurs, il a besoin lui aussi de grandir avant d’être réellement le format parfait. Mais pour le PDF, c’est un vrai problème. J’ai lu les techniques les plus farfelues pour transformer les PDF en formats compatibles pour le kindle, mais c’est affreux et le formatage, les hyperliens sont perdus. Bref, si vous voulez lire des PDF (le format roi), c’est à proscrire. Ce point est pour moi complètement rédhibitoire.

Kindle et le transfert de documents :

Vous pouvez transférer vous-même des documents par email moyennant 10 cts d’euros par document. C’est supportable financièrement mais la gratuité aurait été une bonne idée.

Kindle et les DRM :

Comme toutes les plaquettes de lecture, la D.R.M est de rigueur. Je ne relance pas le vieux débat sur les DRM, mais encore une fois, il faut espérer que de nouvelles DRM ne viendront pas rendre illisible notre belle bibliothèque du jour au lendemain.

Bilan : Comme toutes les plaquettes de lecture en préparation, le Kindle a ses points forts et ses points faibles. Loin de moi l’idée de dire du bien ou du mal du kindle, car je pense que tout dépend de l’utilisation que l’on veut en faire. Pour moi, Kindle est comme ses concurrents, trop jeune. Je pense que d’ici quelques années, on rigolera, avec nos lecteurs à pages souples, en couleur qui accepteront tous les formats, la vidéo et internet en wifi, et coûteront une centaine d’euros. Mais il semble qu’on ait ici l’offre la plus solide à ce jour en termes de contenus, et c’est bien ce qui compte pour l’instant.

Netbooks : la nouvelle voie royale pour les ebooks ?

On ne parle plus depuis quelques mois que des netbooks, ces ordinateurs ultra-portables, à prix défiant toute concurrence.

Tous les constructeurs investissent dans ces modèle légers et simples, qui coûtent beaucoup moins cher que les modèles classiques.

La nouvelle source de succès pourrait être lié au développement des ebooks.

Soudainement, on se rend compte que cela remplace avantageusement les plaquettes de lecture d’ebooks des constructeurs.

OLPC XO 2 : Le premier netbook à écran double tactile
Les plus :
Le prix : des premiers modèles à 250 €, bientôt autour de 100 €, alors que les plaquettes de lecture se vendent autour de 300 €
La couleur : et oui, le noir et blanc propre à l’encre électronique redevient couleur sur les netbooks
L’évolutivité : de nouveaux formats ? Pas de problème. Pour les plaquettes de lecture, c’est à voir
La taille d’écran : Plus de choix et de place pour lire ses ebooks
Et ça ne fait pas que lecteur d’ebooks…….

Les moins :

  • Pas d’encre éléctronique, donc plus fatiguant pour la lecture

Lecteurs d’ebooks : SFR et Orange veulent leur part du gateau !

Après les projets en cours de Amazon dans le domaine des ebooks, avec leur lecteur et leur catalogue amazon, FNAC essaie de prendre tout le monde de cours avec son partenariat avec le lecteur SONY. Mais d’autres acteurs du marché testent actuellement le lancement de lecteurs d’ebooks : ce sont les opérateurs téléphoniques.

Pour l’instant il semble que ce soient surtout SFR et Orange qui soient sur le coup, et rien ne laisse transparaître un projet de ce style chez Bouygues.

J’expliquai dans un récent post que la FNAC risquait de rencontrer des freins liés au catalogue restant cher (long pout amortir le reader à 300 €), et à la présence de DRM. Alors quelle sera la stratégie des opérateurs de téléphonie ?

L’offre ebook chez orange :

Le principe : un très bon lecteur (irex), de plus avec connexion 3G et wifi pour télécharger facilement de nouveaux contenus, et plutôt orienté vers un concept de kiosque à journeaux mobile, tout en proposant aussi de la lecture. Les partenariats avec des journeaux comme « le monde », « l’équipe », « le parisien », « télérama » et « les échos » semble une bonne idée à la fois pour proposer un contenu qui intéresse enfin les lecteurs, mais aussi pour la presse qui subit une crise des lecteurs (au profit d’internet en partie).

Concernant la DRM, il semble qu’orange choisisse une option plutôt ouverte, ce qui est le contraire dans ce cas de chez SFR….

L’offre ebook chez SFR :

C’est un peu le même principe, avec des partenaires orientés information kiosque à journeaux, mais des partenariats passés avec certaines maisons d’édition, dont la désormais célèbre M21, spécialisée dans le numérique, pourraient permettre une offre différente et (à voir) plus attractive.

Concernant le lecteur,  l’e-Book SFR est dérivé du modèle de l’excellent GeR2 de Ganaxa, et relooké dans le style SFR.

Petit – : pas de lecteur de cartes. Alors, pourra t’on rajouter du contenu « non SFR » ? On peut penser que le logiciel le permettra (le contraire serait quand même un comble) , mais il faudra alors passer par un ordinateur.

Attention, il y aura de la DRM chez SFR. N’y en aura t’il aucune chez orange ? Rien n’est moins sûr, mais la politique semble néanmoins différente. Et malgré une DRM annoncée non contraignante, et même si on comprend le besoin de rassurer les éditeurs, ça risque de ne pas plaire du tout aux utilisateurs….

Alors, quel modèle commercial pour les ebooks sera choisi par les opérateurs ?

Il semblerait logique qu’ils proposent un forfait, ce modèle étant efficace et bien rôdé. En proposant peut-être des contenus différents (journaux, information, contenus propriétaires), et le lecteur lecteur avec un prix d’achat baissé par la souscription d’un forfait (comme pour les téléphones), le tout couplé avec un forfait data à prix correct, l’offre pourrait être un succès.

Dans ce cas, avec un lecteur qui resterait ouvert à l’intégration de formats répandus (PDF, txt, mobipocket,etc…..), les utilisateurs pourraient ensuite choisir d’aller chercher d’autres contenus.

Le modèle des téléphones appliqués aux lecteurs d’ebooks est peut-être le bon : seul le temps nous le dira….

FNAC et SONY reader (PSR-505) : enfin une offre d’ebooks grand public ?

Cette image est la page de présentation de page fnac e-books

FNAC et SONY l’ont fait !

Le premier partenariat visant à rendre l’ebook grand public en france est né. Le concept est simple : la FNAC a un contrat de distribution exclusif pendant 6 mois du nouveau reader sony ebook, et propose un catalogue de 1200 ebooks à télécharger pour le reader.

Mais à peine lancée, l’offre fait débat. Pourquoi ?

  • D’abord pour le prix du lecteur SONY : 299 €, ce n’est pas rien. Pour la plupart des consommateurs, la pilule est difficile à avaler : 299 € pour pouvoir lire, sur un lecteur qui sera peut-être dépassé dans 6 mois vu les progrès importants réalisés dans ce domaine par les industriels, c’est cher !
  • Autre problème, le prix d’achat d’un ebook. Si la page d’accueil parle de livres à 2,25 €, pour la plupart des ebooks, le prix tourne plutôt autour de 20 €, à peine moins cher qu’une version papier qu’il suffit alors d’aller acheter en librairie.
  • Enfin, il y a le problème des D.R.M, qui protègent chaque ebook du catalogue. Et on le sait, les D.R.M créént une réaction épidermique chez la plupart d’entre nous. Si on pouvait prêter un bon bouquin à un ami, cela devient impossible.

Mais il faut l’avouer, la FNAC n’a pas beaucoup de marge de manoeuvre :

Prix et D.R.M sont liées non pas à la FNAC elle-même, mais aux maisons d’édition, qui acceptent bien d’ouvrir leur catalogue au numérique mais craignent à juste titre de voir le livre subir la même crise que le disque, et qui ne veulent pas que le prix de ventes de livres ( le modèle traditionnel ) s’écroule. Une attitude frileuse qui risque une fois de plus de ralentir l’inéluctable passage du livre au numérique.

Faut-il pour autant rejetter en bloc cett offre ?

Je pense que non. pourquoi ? Parceque le lecteur de SONY reçoit des éloges des premiers acheteurs, qu’il supporte le format .epub et le format PDF, qui sont le format d’aujourd’hui et pour encore longtemps, et le format de demain, qui sera universel. La plaquette sera certes peut être remplacée un jour par de véritables versions souples, mais pour la première fois, voici un lecteur qui devrait durer plusieurs années.

L’intérêt du SONY reader est peut être tout à fait ailleurs que dans le catalogue proposé. Avec le SONY reader, vous allez pouvoir lire de nombreux fichiers, ou lire tous les ebooks au format PDF que proposent les nombreux autres catalogues qui existent sur internet, et ne vendent que des ebooks. Et je vous parie que de nombreux nouveaux catalogues vont venir proposer des contenus sans DRM (comme nous le faisons nous-mêmes) , inconnus en librairies, autoédités, et qui correspondront mieux aux aux attentes des consommateurs, en termes de prix et de contenus.

Bref, l’ebook, on a pas fini d’en parler, et la FNAC joue son rôle d’agitateur à la perfection, à voir les réactions que leur offre suscite…..

PS : J’irai bientôt voir les démonstrations qui seront faites un peu partout dans les FNAC, et je vous ferai alors part de mon avis après avoir testé. N’hésitez pas à en faire autant…..