Journée mondiale du droit d’auteur : le défi du numérique

Accompagner la mutation…

Comme chaque année, l’Unesco organise la journée mondiale du droit d’auteur. La journée du 23 avril sera donc placée sous le signe du numérique puisque l’Unesco propose que les manifestations concernent le thème de « l’évolution de la production de livres, de l’écrit au numérique, leur complémentarité et les défis futurs ».

De nombreuses manifestations devraient donc avoir lieu dans le monde entier. 1001 libraires précise aussi sur son site que le 23 Avril, pour tout livre acheté, une rose sera offerte dans le cadre de cette journée chez plus de 400 libraires indépendants. On trouve aussi une liste de manifestations sur le portail de l’Unesco.

L’Unesco en profite pour présenter son évènement Focus 2011 qui sera organisé à Monza et dont le titre est évocateur : « Le livre demain : le futur de l’écrit ». Cet évènement ambitieux aura lieu du 6 au 8 juin à Monza (toute l’info ici).

Quelques unes des thématiques du Forum :

  • -Le numérique face à l’analogique,
  • -le copyleft et le libre accès face au droit d’auteur,
  • -les blogs face au broadsheet,
  • -Google face aux bibliothèques,
  • -Wikipedia face aux encyclopédies,
  • -les livres imprimés face aux livres électroniques,
  • -les libraires face aux marchés en ligne,
  • -l’édition indépendante face aux multinationales de l’édition…

Le message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur  en dit long sur les problématiques de cette année. A rapprocher d’ailleurs du discours de l’année dernière.

Cette année, le discours insiste donc sur l’importance du livre (papier) qui reste irremplaçable, le rôle de l’Unesco de se poser en médiateur entre anciennes et nouvelles idées, l’énorme impact du livre numérique qui « transforme le secteur et les métiers de l’édition ».


Les livres sont à la fois objet et idée. Forme matérielle au contenu immatériel, ils expriment la pensée d’un auteur et prennent un sens dans l’imagination des lecteurs. Si la lecture est une conversation privée, les livres représentent le partage  de l’expérience, des connaissances, de l’intelligence du monde.

C’est cette richesse que nous célébrons à l’occasion de la  Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Les livres constituent le mode de dialogue le plus efficace qui soit entre les individus, au sein des communautés, entre les générations et avec les autres sociétés.

Cet outil de dialogue unique doit être protégé. La technique du livre est ancienne mais toujours à la pointe du progrès, fonctionnelle et, dans certaines circonstances, irremplaçable. Cela ne signifie pas pour autant qu’aucun changement ne se produise ni qu’il soit souhaitable d’y résister farouchement.

Il est de la responsabilité de l’UNESCO d’étudier toutes les conséquences de cette évolution et d’en tirer tout le bénéfice possible, tout en préservant ces valeurs et ces formes d’expression que nous partageons et que  nous chérissons. Notre rôle consiste à offrir un cadre au débat et à agir comme médiateur du savoir pour l’exploration des anciennes et nouvelles idées.

Le marché mondial du livre est frappé de plein fouet par l’émergence des livres électroniques et des contenus à télécharger. Le phénomène transforme le secteur ainsi que les métiers de l’édition, affecte les auteurs et les lecteurs. Ses retombées seront profondes et durables.

Ce changement suscite aussi de vifs débats sur les  forces et les faiblesses des différents types de produits, la nature du droit d’auteur aujourd’hui, le rôle des bibliothèques face au savoir en ligne, la signification du concept d’auteur à l’ère des blogs et des wikis.

Nous devons analyser ces débats complexes. L’UNESCO est en première ligne. Le thème du deuxième  Forum mondial de l’UNESCO sur la culture et les industries culturelles, qui se tiendra en juin à Monza (Italie), ne pouvait être plus à propos :

« Le livre demain : le futur de l’écrit ».

Les livres témoignent de la capacité humaine d’invoquer des mondes réels et imaginaires et de les faire parler. Ce sont les meilleurs messagers de la tolérance. De vibrants signes d’espoir. Les livres sont les piliers des sociétés libres et ouvertes.

Nous devons les protéger. Nous devons rendre leur richesse accessible aux 800 millions d’adultes qui ne maîtrisent pas encore la lecture. Nous devons étudier sous tous leurs aspects les transformations qu’ils connaissent aujourd’hui. Ils sont les promesses auxquelles nous nous rallions en cette Journée mondiale du livre et du droit d’auteur.

Irina Bokov

Source : Unesco

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