Nook et Kobo : ce que les nouveaux readers vont changer

Pour une fois, sera-t-on directement concernés en France ?

Difficile de passer à côté du lancement des deux readers. Pourtant en France, alors qu’il y a un an, le lancement du Kindle 3 avait soulevé un immense enthousiasme, il semble que ce même enthousiasme s’est émoussé. La nouvelle est pourtant tout aussi importante. Un début de lassitude pour ceux qui attendent l’ebook ?

Alors que cela fait plusieurs années maintenant que beaucoup d’entre nous attendent que le marché décolle vraiment en France, ce dernier est toujours très morose, les readers trop peu nombreux, pas ou peu présentés en magasin, et dans ce cas d’une manière qui ne donne pas envie d’acheter.

Même le FnacBook, pour lequel la Fnac avait mis les moyens, ou le Oyo chez France Loisirs n’ont pas déclenché les ruptures de stock, loin de là. Alors l’arrivée du Nook ou du Kobo passe (presque) inaperçu…

Las d’attendre le vrai démarrage de l’ebook ?

Il y a d’une part la lassitude, mais aussi (et c’est lié) des readers absents des rayons ou pas allumés, des prix encore trop élevés, une offre pas claire (même pour les vendeurs), la concurrence des tablettes (bien plus séduisantes), d’une lenteur décourageante, des problématiques Françaises sur le livre numérique, des formats propriétaires ou encore les DRM.

Tout cela mis bout à bout provoque un découragement total chez le plus enthousiaste des acheteurs potentiels.

Tout le monde sent bien que l’offre actuelle ne créera pas la rupture de stock dans le moindre magasin, et donc tout le monde attend…et je parle là uniquement de ceux qui s’intéressent à la lecture numérique.

Le Kobo Touch Edition : enfin une vraie nouveauté qui nous concernera aussi ?

Tout d’abord, pourquoi exclure le Nook ? Tout simplement parce que pour l’instant, il n’est pas prévu qu’il soit distribué en France. Encore, sauf changement de politique, un produit qui n’arrivera pas chez  nous, ou pas de manière simple pour le consommateur lambda, et encore moins avec une offre de contenu associée. Aux Etats-Unis par contre, le Nook devrait être le concurrent principal du Kindle.

Pour l’appareil de Kobo, la nouveauté est relative, car il n’est pas encore disponible. Lorsque Kobo fera son effort marketing sur l’Europe, un enjeu crucial pour l’entreprise, la situation devrait changer.

Mais Kobo ne sera pas seul à vouloir conquérir l’Europe. Avec une offre en Français et des appareils qui seront tous deux disponibles en France normalement, à des prix tournant autour de 130 € , le Kobo et le Kindle devraient se retrouver en duel pour séduire là où les autres ont échoué.

Ces acteurs qui ont tous deux ayant de gros moyens pour leurs ambitions européennes sauront certainement séduire à grands renforts de publicité et de marketing, un domaine où les concurrents n’ont pas su ou pu investir.

Et il est vrai que le Kobo ne devrait pas avoir trop de mal à se faire une place sur le marché avec un écran Pearl (le même qui a fait le succès du Sony Reader), une interface tactile qui relègue tous les autres readers (sauf le Sony Reader une fois de plus) au rang d’antiquité, tout en étant léger, pas cher, avec des fonctionnalités sociales uniques, un catalogue en Français qui existe déjà

Lors d’un test il y a quelques jours, le site Good Ereader lui a d’ailleurs donné la note de 8,5/10.

Un changement majeur dans le match Amazon / Barnes & Noble /Kobo

Depuis plus d’un an maintenant, les 3 marques se sont lancées dans une lutte acharnée pour dominer le marché. Kobo a le premier lancé les hostilités en baissant le prix de son appareil sous la barre des 150 $, suivi presque aussitôt par Nook et Kindle. Depuis, chacun se bat à coups de nouveautés, de baisse des prix et de nouveaux appareils.

L’arrivée de ces nouveaux appareils marque un tournant majeur à mon avis. Jusqu’ici, Amazon avait une longueur d’avance avec un kindle 3 très au dessus du lot et moins cher que les autres. Pour la première fois, Kobo et Nook ont donc un coup d’avance sur le Kindle. Mais jusqu’à quand ?

En attendant, le reader à encre électronique, rapide, tactile, parfaitement réactif, avec une offre de contenu en Français, une expérience utilisateur de qualité, et à moins de 100 € ne semble plus très loin. Qui aurait imaginé cela il y a encore 1 an…?


Bientôt un remplaçant des écrans SiPix sur les readers ?

AUO vient d’obtenir une licence pour une nouvelle technologie e-paper

Les écrans SiPix ont fort à faire pour suivre le rythme des évolutions technologiques imposé par son grand concurrent : E-Ink. Pour ne pas se laisser distancer, SiPix doit donc réagir. Quelques essais vidéo montrent qu’il est encore possible de progresser avec la technologie actuelle, mais il y a peut-être un remplaçant…

Les limites de la technologie SiPix

AU Optronics est l’entreprise qui commercialise l’écran SiPix qui équipe des readers tels que le FnacBook, les readers de Asus (A-900), le Cybook Orizon, et bien d’autres.

La technologie est légèrement différente de celle d’E-Ink, puisque E-Ink utilise des micro-particules blanches ou noires qui vont monter ou descendre à la surface de l’écran pour proposer du noir du blanc ou du gris, alors que l’écran Sipix propose le noir comme couleur par défaut, les micro-particules blanches venant « cacher » le liquide noir contenu dans les micro-capsules.

Le problème est que le résultat de cette approche est un fond beaucoup plus gris que sur l’écran E-Ink. Le contraste est donc moins présent, même si le confort de lecture reste tout à fait correct. J’avais pu constater de nouveau la différence récemment lors d’un test de matériel Icarus, qui proposait des modèles avec les deux écrans.

Le problème, c’est que si la technologie E-Ink Vizplex (l’ancienne version) proposait un résultat plus agréable à l’oeil, avec l’arrivée et maintenant la multiplication des écrans E-Ink Pearl, le fossé s’est énormément creusé.

Et l’argument qui avait choisir l’écran SiPix à un certain nombre de fabricant de readers, la possibilité de proposer un écran tactile, n’en est maintenant plus vraiment un, puisque la solution Infrarouge de Sony a été reprise désormais par Nook et Kobo qui proposent des appareils avec écran Pearl, plus rapides, et avec une réactivité tactile incomparable.

Il faut donc rebondir…

AU Optronics va t-il commercialiser une autre technologie e-Paper ?

C’est ce que semble indiquer l’achat de deux licences par AUO auprès de l’entreprise CopyTele pour deux technologies, une nouvelle technologie e-Paper et une technologie couleur appelée LVND™ (Low Voltage Nano Display).

Intéressant à noter aussi : le terme e-paper, utilisé de manière générique par de nombreuses personnes (moi le premier) est en réalité un terme déposé par CopyTele.

AUO payera donc 10 millions de dollars payés pour les deux licences, qui donnent le droit à AUO de « sous-licencier » la technologie à d’autres acteurs. AUO payera aussi des royalties à CopyTele pour la vente d’écrans utilisant cette technologie.

L’écran e-Paper ® proposera une technologie d’affichage électrophorétique qui utilise des particules combinées à un type de structure de pixels unique pour créer une image. Cette nouvelle technologie sera applicable entre autres aux livres électroniques.

Pour l’écran LVND™, on sait qu’il utilise un système permettant une très faible consommation, utilisant des nano-technologies pour proposer de la couleur, des angles de vues très larges, tout en étant intégrable sur différentes tailles d’écran. De là à penser que quelque chose  serait en préparation en termes de mobilité et couleur, il n’y a qu’un pas. Mais AUO ne s’occupant pas que d’écrans de lecture, il faut éviter d’en tirer des conclusions trop hâtives.

Quoi qu’il en soit, la nouvelle a semblé assez importante du point de vue des marchés pour que l’action CopyTele prenne 60% le lendemain de l’annonce de ce partenariat.

La vitesse pour SiPix, en attendant…

L’écran SiPix n’est pas réputé pour la rapidité de son affichage, mais les ingénieurs d’IRX innovations, anciens de chez Irex qui a été liquidé l’année dernière, ont réussi à leur tour à faire lire une vidéo sur un écran à encre électronique, pour la première fois utilisant la technologie SiPix.

Même si pour lire des vidéos, on repassera, l’écran SiPix pourrait évoluer un peu en proposant des vitesses incomparables avec celles précédentes. Mais la vitesse n’est pas suffisante à elle seule. Alors que l’écran Pearl lui-même devrait être rapidement concurrencé par des écrans proposant des résolutions de plus en plus hautes et un contraste en constante amélioration, on voit mal comment l’écran SiPix tel qu’on le connaît aujourd’hui pourrait continuer à séduire les fabricants de readers.

Reste maintenant à savoir si AUO va remplacer la technologie SiPix par celle de CopyTele, ou si l’entreprise compte, ne serait-ce que temporairement, proposer les deux technologies.

Source : CopyTele et E-Ink info

Barnes & Noble : mauvais chiffres sauf pour le numérique

Une nette différence entre la partie internet-numérique et le reste de l’activité…

L’annonce des résultats financiers de Barnes & Noble montre que les résultats de l’entreprise ne sont pas au beau fixe concernant les magasins en dur, et que c’est le site internet et les ventes de Nook et ebooks qui offrent les plus belles perspectives. Les temps sont décidément durs pour les libraires, petits ou grands…



Le n°1 mondial rencontre t-il des difficultés ? C’est ce qui semble ressortir du bilan de l’année pour Barnes & Noble, bilan communiqué aux investisseurs du groupe, et dont les chiffres sont assez durs à interpréter au premier abord, mais qui au final démontrent que l’entreprise perd de l’argent (74 millions de $ sur l’année), même si d’importants investissements dans le numérique en sont en partie responsables.

Pourtant, une chose est sûre, la branche de l’entreprise qui a les meilleurs résultats est la partie internet et ebooks du site, qui a connu une croissance de 65% sur l’année et 78% au 4ème trimestre, permettant un chiffre d’affaires en hausse de 20%, alors que pendant ce même temps, les ventes en magasin étaient en baisse de 1% et de 3% au dernier trimestre.

Les ventes de Nook auraient selon Publishers Weekly généré 250 millions de dollars de recette sur l’ensemble de cette année fiscale.

La réussite du Nook Color était donc bienvenue, et il faut donc espérer le même succès pour le Nouveau Nook tactile, qui ne devrait pas avoir trop de mal à se faire une place le marché malgré un concurrent gênant chez Kobo, qui propose à peu près la même chose, à quelques détails près.

Mais selon certains analystes, les dépenses de fonctionnement pour le site, ainsi que le décalage entre les prévisions et les résultats montrent que le résultat n’est pas si bon qu’il n’y paraît.

Quoi qu’il en soit, cela confirme bien d’une part les difficultés outre-atlantique de ces grandes chaînes dans le domaine du livre papier, et la très bonne santé des activités e-commerce.

Cela devrait conforter l’idée d’un virage 100% numérique possible pour Barnes & Noble, que j’évoquais ici.

Source : Teleread

Amazon envahi par un nouveau type d’ebooks…

Bienvenue dans l’univers des droits de revente…

L’information qui circule depuis plusieurs jours, et reprise par de nombreux sites, dit qu’Amazon serait spammé par des ebooks envoyés automatiquement, volés à d’autres auteurs, et utiliserait des contenus appelés Private Label Rights. Oui mais, Private Label Rights, c’est en réalité une licence mal connue, et pas du vol de contenus.


Pas une arnaque, mais une dérive rendue possible par le traitement automatisé des soumissions.

Plusieurs articles ont relaté qu’un Kit DVD « Autopilot Kindle Cash » (ci-dessus), permettait de spammer Kindle avec des ebooks à 0,99$, en volant du contenu. En dehors de quelques inexactitudes montrant que le sujet a été un peu vite traité, il y a quand même une erreur de taille : ce n’est pas du vol de contenu, et c’est donc légal.

On a donc bien parlé de Private Label Rights, mais sans que cela ne soit expliqué. Or ces produits sont le coeur même du problème, de par la licence qui y est associée.

Un type d’ebook peu connu ici : les « How-To »

Impossible de comprendre le « Spam Amazon » ou les PLR sans parler du type d’ebook concerné, très développé outre atlantique, et communément appelé « How-to », ce qui signifie « comment faire ». Ces guides pratiques sont une partie très importante de la production de livres, mais pas seulement : DVD d’experts, cours audio, le marché du « Comment faire » est immense, et le numérique n’y échappe pas.

En France, on connaît bien sûr ce genre de livre, dont la star est bien entendu la collection « Pour les nuls ». Ce genre de collection connaît aussi un fort développement. Preuve de l’intérêt du public pour ce genre d’ouvrages en version numérique aussi, on trouve désormais des sites spécialisés dans le domaine pratique, comme Didactibook, la référence dans le domaine.

Mais une grande partie du « How-to » d’outre-atlantique est un peu différent, car plus spécifique, plus concret, et axé sur des recettes plus que sur des explications théoriques. Le pragmatisme américain se ressent dans la production.

Aux Etats-Unis, beaucoup de personnes se sont donc lancées dans cette activité auto-éditée, que ce soient des experts plus ou moins reconnus, ou des amateurs qui partagent leur savoir-faire personnel. En soi, l’idée est plutôt intéressante et les sujets infinis : un jardinier crée un ebook pour les débutants en jardinage, un blogueur écrit un ebook sur l’écriture d’articles, un photographe….je suis sûr que vous me suivez.

Mais quel rapport avec le Spam sur Amazon…

Le problème : une certaine vision du « marketing »

Voyant que le marché des « How-to » générés par des amateurs se développé, certains auteurs plutôt malins ont fait fortune en vendant de véritables méthodes pour réussir dans la production d’info-produits, au point que tous ceux qui s’intéressent à ce sujet ou presque ont adopté leurs méthodes agressives. Le Kit « Autopilot Kindle Cash » n’en est qu’une illustration.

Depuis l’avènement du « marketing internet », l’important n’est donc plus le contenu mais le sujet, le titre, la couverture, les promesses….Ebay a le premier décidé d’interdire ces produits qui étaient pourtant promis à un bel avenir, tant la qualité s’est dégradée, et tant il y a eu de plaintes.

Dommage, car au milieu de cette masse de produits médiocres, il y a des choses très intéressantes écrites par des personnes qui ont de vraies compétences ou informations à partager.

Private Label Rights : une des trois licences qui concernent les droits de revente

Une des dérives du « tout marketing » est à mon avis la création de licences de droits de revente. Certains marketeurs (comme on dit dans le domaine) ont eu une très bonne idée pour gagner plus d’argent : créer des licences qui permettent à des personnes de se lancer dans un business lucratif (en théorie) sans pour autant savoir écrire ni avoir de compétence pour cela. Il suffit d’acheter et de revendre un produit tout fait ou ne nécessitant qu’un minimum de travail.

Ces licences sont devenus une vraie mine d’or pour ceux qui vendent « la fortune facile » à ceux qui rêvent de devenir riche sur internet avec un minimum d’efforts.

Les différentes licences…

Il y a 3 types de licences : RR (Resale Rights), MRR (Master Resale Rights), et PLR (Private Label Rights). Je passerai sur une 4ème licence qui donne le droit de distribuer gratuitement un ouvrage, celle-ci sortant du cadre du billet.

Les licences RR et MRR permettent d’acheter un ebook et de le revendre. Cela permet à son auteur non seulement de le vendre plus cher, mais aussi de le diffuser de manière « virale », les acheteurs cherchant à le revendre pour gagner de l’argent. Et dans ces ebooks parfois vendus à tout petit prix, il y a souvent des liens d’affiliation sur lesquels l’auteur est commissionné ou des liens vers d’autres offres du même auteur. Plus l’ebook est diffusé, plus ces liens génèrent des revenus pour le 1er niveau de ce qui ressemble fort à une pyramide. La licence MRR est le niveau au dessus, où l’acheteur obtient le droit de revendre…le droit de revente lui-même. C’est l’effet viral à son maximum, puisque chacun cherche à revendre le livre acheté, et que l’achat lui-même n’a plus d’autre but que d’investir dans un produit à revendre. Le contenu lui-même devient très secondaire…

Les licences PLR sont celles qui nous occupent dans l’affaire Amazon. Pas de liens ici, puisqu’il est autorisé dans la licence de tout modifier, contrairement aux deux autres licences où il faut surtout ne rien modifier. Le produit avec licence « Private Label Rights » est vendu comme « votre livre pratique clés en mains », où vous pourrez même vous déclarer en tant qu’auteur de l’ouvrage. Vendu pour quelques Euros la plupart du temps, ce genre de licence permet donc d’acheter un contenu déjà écrit.

Si certaines personnes considèrent les ouvrages PLR comme une source d’information pour la création d’un ouvrage, d’autres ne se privent pas d’effectuer seulement un léger relooking de surface pour créer un « nouveau » produit, et n’ont aucun scrupule à revendre le même produit sous différentes formes, sans en changer le contenu.

C’est exactement ce qui se passe sur Amazon.

Les problèmes posés par les droits de revente

Avec la licence PLR, il est possible d’acheter un produit qui sera aussi acheté par des centaines ou milliers d’autres revendeurs, dont une partie se contentera de relooker et revendre tel quel le contenu. On obtient alors sous différents titres et couvertures des ouvrages quasiment ou presque quasiment identiques. Et il est impossible de le savoir pour le consommateur.

Autre problème : la qualité des contenus proposés sous ces licences. Lorsqu’un produit est proposé sous ces licences, le but n’est plus de mettre en avant le contenu, mais le potentiel de revente. Les produits créés dans cette optique sont donc rarement de qualité, puisque ce n’est pas leur intérêt premier. Certaines exceptions semblent exister, mais à des prix supérieurs, donc qui n’intéressent pas ceux qui « spamment » la plateforme Amazon.

Le nombre de méthodes qui se vendent pour apprendre à « écrire » des ebooks en quelques heures sans rien connaître du sujet au départ laisse imaginer l’étendue des dégâts.

Pour autant, attention à ne pas confondre PLR et vol de contenus…

Même si ces licences dérangent et posent de vrais problèmes, il faut éviter l’amalgame entre utilisation du contenu d’un livre avec accord de l’auteur avec le vol du contenu d’un livre. Et malheureusement, cette pratique n’est pas absente de la plateforme, et a créé la confusion entre les deux sujets.

Mais en dehors du site Actualitté, qui a bien précisé que ces PLR étaient une licence, la confusion des genres montre à quel point ce domaine est peu connu.

Un vrai danger pour Amazon

On voit enfin concrètement les limites des plateformes d’auto-édition, et à quelle vitesse toute brèche est tout de suite exploitée par des personnes peu scrupuleuses. Amazon doit vite endiguer le phénomène, pour éviter un envahissement par des produits qui risquent de mettre à mal la plateforme. Le risque pour la plateforme est en effet le même que celui de Spam bien connu de nos boîtes email.

Et le problème se serait pas seulement d’avoir des clones non identifiables (il y aura certainement des solutions pour détecter les contenus similaires). L’autre problème majeur est que la plateforme risque d’être inondée par de « faux ebooks », conçus à la va-vite pour accrocher l’acheteur potentiel avec un titre prometteur, dont le contenu n’est pas à la hauteur ensuite.

La qualité devra nécessairement être contrôlée rapidement, et ce humainement, sans quoi l’appât du gain créera inévitablement une production massive d’une qualité…inqualifiable !

C’est ce qui a conduit, rappelons-le, Ebay a interdire les ebooks sur sa plateforme.

John Locke, le 1er auteur auto-publié à entrer dans le Kindle Million Club

Et toujours pas de traces de Amanda Hocking…

Je le disais il y a quelques jours : le Kindle million Club, ce « club » des auteurs qui ont vendu plus d’un million d’ebooks se remplit à toute vitesse depuis quelques jours. Mais aujourd’hui, c’est le premier auteur auto-publié (passé par la plateforme d’auto-publication Kindle Publishing), qui entre dans ce club.

Il s’appelle John Locke et vient donc s’ajouter aux derniers auteurs à être entrés dans le Kindle Million Club. Le 6 Juin dernier, ce sont Lee Child et Suzanne Collins qui ont été les 5ème et 6ème auteurs à dépasser le million de ventes, puis le 9 Juin, Amazon annonçait un 7ème auteur, Michael Connelly. John Locke est donc le 8ème.

Ce dernier a commercialisé par moins de 9 romans sur Amazon, qui lui ont permis de rapidement passer le cap des 1 million de ventes.

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Manifestement les pieds sur terre, l’auteur en a d’ailleurs profité pour proposer sa méthode dans un nouvel ouvrage : « Comment j’ai vendu 1 million d’ebooks en 5 mois. », qui est un guide pratique à l’usage des auteurs auto-publiés.

La liste dans l’ordre d’arrivée est donc désormais la suivante :

Plus étonnant, toujours pas de trace dans ce classement de Amanda Hocking, la jeune millionnaire auto-éditée, et qui aurait devrait normalement et selon les calculs de certains être déjà dans ce classement.

L’arrivée de John Locke est bien la preuve que son absence dans le classement ne venait pas du fait qu’elle était auto-publiée. Alors, son changement de statut a t-il retardé son intégration dans le classement, ou n’a t-elle tout simplement pas encore atteint le cap fatidique du million d’ouvrages vendus ? A suivre…

Source : Amazon

Wacom lance une application de prise de notes sur iPad

Bamboo Paper suit la tendance stylet…

Je parle en général exclusivement de lecture numérique ici, mais je ferai exception pour cette application de prise de notes sur iPad développée par Wacom. La marque spécialiste des tablettes graphiques, a donc mis son savoir-faire au service de l’iPad et propose son application gratuitement jusqu’à la fin du mois de Juin…

L’application, appelée Bamboo Paper, permet donc de prendre des  notes de manière très intuitive comme vous pourrez le voir sur la vidéo. Il est possible d’utiliser 6 couleurs, 3 épaisseurs de trait et d’effacer.

L’originalité n’est pas dans le fait de prendre des notes, mais dans la douceur des traits qui n’est pas en général le fort de ce genre d’applications, ou la possibilité de zoomer ou dézoomer. Les prises de notes peuvent être organisées dans des « livres » : livre de cuisine, mes idées, etc…une bonne manière donc de se servir de l’iPad autrement…

Il faudra bien sûr pour cela être équipé d’un stylet capacitif, car l’intérêt est plus limité au doigt bien entendu. Comptez pour cela entre 10 et 20 € en moyenne, et un peu plus pour le Bamboo Stylus, celui de Wacom pour l’iPad, que l’on peut trouver ici.

Voilà qui me semble ressembler à une tendance, et d’ailleurs un besoin que semble avoir compris HTC avec sa tablette Flyer, dont le fonctionnement repose en partie sur un Stylet. Après la lecture numérique, l’écriture numérique semble donc être une demande assez logique.

Seul petit souci pas pour ceux qui veulent se lancer dans ce type de prise de notes : il ne reste plus qu’à ne pas toucher l’écran avec la main lors de votre écriture, ce qui est, pour le coup, une autre paire de manches…

Disponible sur iTunes gratuitement jusqu’au 30 juin, puis 1,59 €.

Dépôt de bilan pour le fabricant du FnacBook…

Une procédure de liquidation démarrée au mois de mai.

C’est avec beaucoup de prudence qu’il faut évaluer les conséquences de cette information qui n’en est pas moins intéressante : selon le site « The Digital Reader », l’entreprise Mobiwire, anciennement Sagem Wireless et en charge de la production du Binder, est en liquidation. Or, le Binder est l’appareil utilisé par la Fnac pour son FnacBook…

Mise à jour : Contacté par Actualitté, la Fnac a confirmé ce dépôt de bilan, mais a tenu à préciser qu’il n’y aura aucun changement concernant la commercialisation du Fnacbook ni en magasin ni sur le site internet.

Différentes déclinaisons du Binder (Fnacbook à droite)

Un appareil en marque blanche

C’est l’occasion pour ceux qui ne le savaient pas de découvrir que la Fnac n’a pas développé son propre reader, mais a préféré proposer un appareil relooké aux couleurs de la Fnac.

Le FnacBook est en effet issu du Sagem Binder, que l’on peut voir ci-dessous. La Fnac a donc accès à un matériel, et s’occupe manifestement des mises à jour au niveau du firmware. L’appareil peut ainsi être personnalisé.

C’est une manière de fonctionner assez courante, qui a l’avantage pour le fabricant de permettre de nombreux débouchés en s’appuyant sur des marques, et pour les marques de ne pas prendre de risques financiers en développant soi-même un appareil en interne, ce qui est très coûteux.

Y a t-il danger pour le FnacBook  ?

Il faut éviter de tirer des conclusions trop hâtives, car pour le modèle actuel, il y a certainement du stock d’avance (The Digital Reader parle d’un contrat qui porterait sur 100.000 unités entre Mobiwire et Fnac, or on sait qu’il s’en serait vendu à peu près 15.000 unités), et rien ne prouve à cette date que Mobiwire va réellement fermer. Un rachat partiel ou intégral est toujours possible, et un rachat partiel serait en négociation, même si le site « The Digital Reader » doute que la branche eReader soit conservée.

De toute manière, les résultats annoncés pour le FnacBook semblent décevants, et l’appareil sera vite concurrencé au niveau de l’écran par les nouveaux arrivants avec leurs écrans E-Ink Pearl, et des processeurs plus rapides.

L’hypothétique FnacBook Color pourrait aussi être compromis.

Quand on voit l’image (le concept) du Binder Color, on pourrait facilement extrapoler sur le fait que le projet de la Fnac était peut-être de passer à ce modèle couleur.

En effet, selon certaines sources, la Fnac était déjà il y a peu sur d’autres projets pour la rentrée, et ces projets concerneraient la couleur. Il ne serait pas illogique de penser que la Fnac ait trouvé intéressant de proposer deux versions similaires, différentes seulement par l’écran, et ainsi que le Binder Color ait été le projet auquel s’intéressait la Fnac.

Si c’est l’appareil sur lequel comptait la Fnac, le projet pourrait dans ce cas être compromis…

En l’absence de plus d’informations pour l’instant, il faudra attendre d’en savoir plus, surtout qu’un partenariat vient d’être passé avec SFR, fournisseur de la 3G gratuite du FnacBook, qui devrait distribuer le lecteur FnacBook dans ses boutiques.

La Fnac ne semble donc manifestement pas inquiète pour son approvisionnement.

A suivre donc…

Un test intéressant du Kobo eReader Touch Edition

Le site Good eReader met 8,5/10 à l’appareil…

Le tout nouveau Kobo eReader Touch Edition semble être arrivé à combiner qualité de l’écran, de l’interface, fonctionnalités, rapidité, fluidité de l’écran tactile, le tout dans un appareil particulièrement intuitif et plutôt léger. Quels sont donc les points forts et les points faibles du nouveau reader de Kobo ?

C’est sur le site Good eReader, qui teste très souvent les derniers modèles que j’ai pu découvrir un test très complet de l’appareil qui donne quelques éléments de réponse.

Pour le site Good eReader, le Kobo Touch est une réussite :

  • Un écran Pearl, excellent par définition,
  • Une interface tactile IR manifestement très séduisante,
  • Un processeur Freescale 508 puissant,
  • Un clavier numérique très réactif,
  • Pas ou peu de ralentissements,
  • Un minimalisme de l’interface plutôt agréable,
  • Un OS sous Linux très efficace,
  • Un bon gestionnaire de bureau (Kobo Desktop),
  • « Reading Life », une exclusivité Kobo pour des fonctionnalités sociales uniques,
  • L’important catalogue de Kobo de 2,3 millions d’ouvrages,
  • Un système de rangement et présentation de ses ebooks mais aussi journaux et magazines très réussie,
  • Un changement de page très rapide,
  • Facilité de modification de la mise en page et de changement des polices,
  • Un navigateur internet très réussi (plus que celui du Kindle ou du Nook 2 selon Good eReader)
  • Une très bonne prise en mains et un dos très agréable au toucher,
  • Prise en charge des fichiers ePub et PDF avec DRM Adobe (possibilité d’y transférer la plupart des ebooks).

Quelques défauts tout de même :

  • Pas de fonctions audio ni de prise casque,
  • Un stockage de 2 Go seulement, mais qui peut être étendu par carte MicroSD à 32 Go,
  • Nécessité de passer par un ordinateur pour enregistrer votre appareil,
  • Seulement deux polices (en attendant un nouveau Firmware semble-t-il),
  • Pas de recherche ou dictionnaire accessible pour les ebooks chargés manuellement dans le reader.

Les deux derniers points seront peut-être résolus par une mise à jour du Firmware.

 

La vidéo réalisée par Good Ereader

L’appareil devrait être bientôt disponible en France

Le Kobo Touch est un appareil qui est intéressant car il devrait arriver en France normalement assez rapidement, et être proposé avec un catalogue en Français, qui est déjà disponible ici.

Comme il sera manifestement proposé aux alentours de 130 €, et qu’il permet de stocker des ebooks achetés auparavant, sans DRM ou avec DRM adobe, l’appareil fera partie des options intéressantes pour ceux qui veulent acheter un reader à encre électronique de qualité à moins de 150 €.

Ecran Pearl, fonctionnalités sociales, possibilité de transférer beaucoup d’ebooks, écran tactile manifestement très performant, vitesse de changement de pages, le tout accompagné d’un navigateur internet séduisant et couplé avec une offre en Français, tout cela devrait faire de cet appareil un des appareils stars si sa commercialisation est bien confirmée en France.

Voilà qui va devenir intéressant, face à l’arrivée du Kindle, plus fermé et pas tactile, mais aussi face à des acteurs Français qui ne manqueront pas de réagir. FnacBook n’a pour l’instant rien annoncé de spécial, alors que Bookeen vient justement de faire une mise à jour de son Cybook Orizon qui le rend encore plus séduisant, tout en baissant le prix du reader à 199 €, ce qui est certes un peu plus cher, mais pour un appareil là aussi très intéressant.

Source : GoodEreader

Cybook Orizon : mise à jour majeure et baisse des prix

L’appareil sera désormais vendu 199,99 €

Quelques jours après une mise à jour majeure du firmware, le Orizon de Bookeen passe donc à un prix inférieur. Et ce sont pas moins de 30 euros de réduction qui ont été appliqués pour passer de 229 € à un intéressant prix psychologique de 199 €. A l’heure de l’arrivée de la concurrence des Kindle et Nook, Bookeen ne se laisse donc pas impressionner…

Il faut rappeler que le Cybook Orizon dispose de quelques beaux atouts, comme une interface tactile performante, un accéléromètre, une finesse record, des mises à jour régulières, et que c’est un appareil superbe dont le seul « défaut » est un écran SiPix en retrait par rapport aux écrans E-Ink pearl qui seront disponibles sur les Kindle et autres Kobo eReader Touch Edition.

Mais un des grands points forts du Cybook Orizon est surtout que l’appareil propose un véritable catalogue en Français, directement accessible depuis l’appareil. De quoi tenir tête à Kindle et Kobo qui arrivent en France, avec un catalogue en Français aussi, et qui sera disponible directement depuis l’appareil.

A 199 euros, c’est aussi un sacré concurrent du FnacBook

Au niveau des mises à jour, la dernière en date a permis d’améliorer vitesse, navigation, possibilités de personnalisation. Au point que le site Aldus en parle ainsi :

C’est vraiment une mise à jour majeure qui apporte beaucoup à ce lecteur Orizon, qui en vient à titiller celui de Sony sur son terrain du tactile.

Je vous renvoie d’ailleurs vers le billet complet sur Aldus pour en savoir plus sur cette mise à jour.

Via Bookeen

Tablette Adam : bientôt un nouvel écran Pixel Qi ?

Les problèmes de reflets pourraient être résolus…

Pour tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la tablette Adam, qui était la première tablette à proposer un écran Pixel Qi, censé être parfait pour une utilisation en extérieur et pour la lecture, une bonne nouvelle pourrait venir rapidement. Si le premier écran pose des problèmes de reflets, un nouvel écran pourrait arriver….

Ceux qui sont déjà équipés apprécieront…

Un écran qui a déçu les premiers acheteurs…

L’écran Pixel Qi embarqué dans la tablette Adam n’a pas reçu un accueil à la hauteur du Buzz qui entourait son écran. L’écran a déçu, car s’il fait ce qu’il dit (utilisable en extérieur en mode réflectif noir et blanc, et en intérieur en mode « normal »), il n’a pas tenu réellement ses promesses.

En effet, des problèmes de reflets importants ont été remarqués, au point que Notion Ink, qui commercialise la tablette, a essayé de corriger le tir en livrant la tablette avec des films anti-reflets à coller sur l’appareil.

Problème : pour ceux qui ont réussi à coller parfaitement le film, les couleurs en mode rétro-éclairé étaient plus fades, alors que c’est déjà un des points faibles de l’écran.

Moins de reflets, mais quid des couleurs ?

Le site Good eReader a réussi à obtenir l’information suivante de la part de Pixel Qi : un nouvel écran serait en préparation et Pixel Qi compte proposer à Notion Ink d’intégrer cette nouvelle version sur la tablette Adam, écran qui résoudrait le problème de reflets. On peut d’ailleurs voir dans la vidéo ci-dessous que ce dernier est en effet bien plus efficace. Pixel Qi a simplement ajouté une couche anti-reflets, et le résultat est probant, surtout dans un environnement en lumière artificielle. Le fait qu’il soit intégré sur une tablette Adam laisse penser qu’un partenariat est loin d’être impossible…

A titre de comparaison, la même tablette sans la couche anti-reflets…

La vraie question est maintenant de savoir si cela permettra de bien préserver couleurs et netteté, ou si le traitement anti-reflets fait le même effet que le film. Il faut rappeler que certains utilisateurs ont fait le choix de retirer le film et préféré les reflets à un écran plus fade.

Enfin, et alors que Pixel Qi a annoncé avoir augmenté la résolution de ses écrans, on peut penser que cela serait le cas aussi pour un nouvel écran sur la tablette Adam.

Quid de ceux déjà équipés ?

Pas d’informations pour le moment. Mais si Notion Ink passe au nouvel écran (ce qui n’a pas été annoncé à ce jour), les utilisateurs déjà équipés risquent de demander des comptes. Certains parlent déjà sur les forums de « casser » malencontreusement leur écran pour obtenir un remplacement.

Notion Ink fera t-il un geste envers les clients qui ont déjà acheté ? Un écran de remplacement à un prix coûtant proposé à ceux qui ont déjà acheté la tablette serait une bonne idée, non ? Mais rien n’est moins sûr.

Pour l’instant, attendons de voir ce que proposera exactement Pixel Qi à Notion Ink. Les nouveautés présentées au dernier Computex ont été assez nombreuses, et il semble que l’écran sera bientôt disponible dans plusieurs tablettes, dont certaines au format 7 pouces.

Via GoodeReader