Acer présente une tablette ‘nommée’ Ebook

Un nom évocateur à côté de la mention ‘modèle’, sans plus d’explications !
Après avoir dit ne pas s’intéresser aux tablettes, Acer a semble t’il changé d’avis. C’est Engadget qui a découvert au Computex 2010 une tablette qui ressemble à un iphone 4G, en plus grand. Un très bel objet nommé « ebook »…Article mis à jour le 3 juin (vidéo).


Ce que l’on sait sur cette tablette….

C’est Engadget, présent au Computex 2010, qui a vu cette tablette sur le stand Qualcomm. Une marque que vous connaissez peut-être si vous lisez l’actu des ebooks régulièrement, car elle est aussi à l’origine de l’écran Mirasol.

C’est donc un processeur Qualcomm qui équipera cette tablette Acer ‘appelée’ Ebook. Sans aucun rapport ni esthétique ni technique avec le lumiread, présenté il y a quelques jours, le ‘ebook’ tourne ici sous androïd.

Le journaliste d’Engadget présent ici a trouvé l’interface peu réactive, mais chez Engadget, on pense que c’est une version prototype pas encore totalement opérationnelle. Pas trop de détails par contre sur la machine elle-même.

Mais de ce qu’on peut voir des photos, on est bien face à un écran LCD, dont la taille n’est pas communiquée mais qui à vue d’oeil se situe entre 6 et 7 pouces (voir sur la galerie photos Engadget). Plutôt épaisse, la machine n’en est pas moins belle et bien finie, et fait sacrément penser à un iPhone 4G. Comme vous le verrez si vous allez regarder la galerie d’Engadget, cet appareil embarque aussi un appareil photo 3 mégapixels.


Que signifie donc cette machine ?
Est-ce vraiment le nom de la machine ? Est-ce plutôt une manière pour qualcomm de qualifier ce modèle ? Nous n’en saurons pas plus pour l’instant. Mais les photos montrent la machine en utilisation ebooks. On peut donc imaginer soit qu’un partenariat spécial pourrait être passé pour l’offre de contenus, soit qu’un logiciel spécifique pourrait être implémenté, et au minimum que le matériel est idéal en termes de dimensions pour être une tablette qui servirait à lire des ebooks. Un écran spécique pourrait aussi expliquer cela.

Mise à jour du 3 juin 2010

La vidéo de la tablette au Computex, on entend bien parler d’ebook reader dans les premières secondes, mais ensuite, pas de présentation en ce sens….Avec cette vidéo, on se rend compte que la tablette, que je trouvais très jolie est finalement assez épaisse. On attend impatiemment d’en savoir plus sur les raisons de ce nom….

En attendant je vous recommande la galerie photos, qui vous montrera la machine sous toutes ses coutures….

Source : engadget

Livre numérique ou papier: qui est le plus écolo ?

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie donne son point de vue
Quand l’ADEME donne son avis sur l’écologie du livre numérique, c’est déjà intéressant. Quand en plus c’est fait en vidéo, avec pédagogie, humour, et simplicité, alors c’est un régal. Pour savoir quel est le grand gagnant, il ne vous reste plus qu’à regarder…


Du Livre traditionnel ou du Livre numérique, quel est le plus écologique, faudrait savoir ?


Quaero invente la synchronisation ebook-audiobook

Passer de l’ebook à l’audiobook en un clic, le rêve….made in France !
Depuis peu, on sait qu’on pourra commencer un ebook sur son lecteur ou sa tablette, et la continuer où on l’a arrêtée sur son téléphone. Mais désormais, vous pourrez aussi, une fois entré dans votre voiture, continuer en version audio lue par un acteur.


Une technologie Française, fruit d’une collaboration.

Le groupe Jouve est le leader de la conversion numérique de livres en Europe et aux Etats-unis, et le premier partenaire de numérisation de la BNF. Dans le cadre d’un consortium appelé Quaero, et en partenariat avec LIMSI-CNRS pour la reconnaissance de la parole, et Vecsys pour l’alignement automatique parole/texte, Jouve vient d’annoncer qu’il est désormais possible de proposer une petite révolution dans le domaine de l’ebook : la synchronisation entre ebook et audiobook.

Comment ça marche ?

Vous entrez par exemple dans votre voiture, et vous cliquez simplement sur votre lecteur qui envoie alors la version lue par un acteur (pas une synthèse vocale) à votre autoradio, en reprenant exactement là où vous étiez arrêté. Pour cela il faudra un lecteur compatible, et une liaison bluetooth.

La reconnaissance des caractères et une technologie développée par le consortium permet en effet de synchroniser le texte et l’emplacement audio correspondant. Un joli exploit technologique.

Quelles applications :

Avec des appareils compatibles, on peut imaginer de nombreuses applications. Par exemple, reprendre en effet la lecture passionnante que vous aviez commencée en audiobook dans votre voiture, mais aussi par exemple apprendre une langue étrangère, en voyant défiler (comme au karaoké) la version française à l’écran, et la version audio dans le haut-parleur.

Quel avenir pour ce genre de technologie ?

Synchroniser les ebooks entre les différents appareils est l’avenir, et ajouter la dimension audio est sans aucun doute une excellente idée. Mais cela signife qu’il faudra, en plus de numériser, enregistrer de nombreux ouvrages en version audio. Cela engendrera des coûts supplémentaires importants. Ce genre de solution pourrait donc être consacrée exclusivement à certains ouvrages, ou à certains publics professionnels.

Une bien belle innovation Française en tout cas.

Source : Jouve

Image : montage

Pixel Qi confirme ses ambitions au Computex 2010

Et plusieurs tablettes seront apparemment de la partie….
Deux vidéos venues directement du computex 2010 et où Marie Lou Jepsen, fondatrice de Pixel Qi, explique où en est l’écran 3QI, capable de passer d’un mode rétro-éclairé à un mode rétro-éclairé, machines à l’appui. Heureusement qu’il fait beau…


Résumé de la 1ère vidéo

Mary-Lou Jepsen, la fondatrice de pixel Qi, revient d’abord sur les fondamentaux dans la première vidéo, où elle présente 3 modèles de netbooks équipés d’écrans 10 pouces. A première vue, toujours pas de présentation à court terme pour des écrans plus grands.

Elle explique un peu plus loin dans la vidéo ce qui a occasionné des retards dans la distribution de l’écran. Elle confirme que les soucis de fabrication sont résolus, mais ne donne aucune date de lancement officiel.

Du côté des confirmations, on voit que les écrans Pixel Qi seront bien capables d’être adaptés sur tous les systèmes d’exploitation connus, du type androïd, Chrome, windows 7 et même ubuntu.

Dès la 34ème seconde de la première vidéo, vous pourrez voir la démonstration de l’écran capacitif. Une information qui est en fait une confirmation. La tablette Adam elle-même utilisait déjà les fonctions tactiles. On voit que le netbook utilisant l’interface tactile brille un peu plus. Une brillance qui n’est pas sans rappeler les problèmes de reflets de la version tactile du Sony reader.

On voit rapidement par contre que les polices sont très nettes, agréables à lire, et donc que cet écran est un formidable concurrent à l’encre électronique. Mary-Lou Jepsen insiste d’ailleurs à juste titre sur les bons angles de vue de son écran.

Mary-Lou Jepsen le 31 mai 2010 au Computex

Résumé de la 2ème vidéo

Ici, vous verrez surtout les tablettes, et c’est la grande nouveauté. On savait déjà que la tablette Adam, de Notion Ink, serait équipée, mais on voit que Pixel Qi compte bien aller beaucoup plus loin.

On voit enfin le bouton permettant de passer d’un mode à l’autre (au tout début de la vidéo), et c’est très convaincant. J’ai d’ailleurs été assez impressionné par les tablettes présentées. Cela marche magnifiquement bien, et lorsqu’un écran anti-reflets est là, c’est encore plus parlant.

Une des tablettes est d’ailleurs déplacée vers l’extérieur (3ème minute de la vidéo), et on peut y voir ce problème de reflets. Mary-Lou Jepsen explique que c’est normal, car ce modèle là n’a pas d’écran anti-reflets….un défaut déjà repéré lors de la présentation de la tablette Adam de Notion Ink. Alors réglages ou véritable souci de reflets pour l’écran capacitif ?

On voit enfin l’écran en version démontée. L’occasion de parler plus technique pendant de longues minutes….je vous fais grâce des détails.

Mary-Lou Jepsen le 1er juin 2010 au Computex

En conclusion :

Pixel Qi est bien là, les soucis avec les fabricants semblent résolus, les différents et nombreux modèles prouvent que le système est au point. Il reste cette question des reflets, mais aussi la question de la couleur qui n’est pas abordée.

En effet, si le mode sans rétro-éclairage sera tout à fait suffisant en noir et blanc ou avec des couleurs très ‘pastel’, il semblerait que la concurrence sache faire mieux. Mirasol en extérieur est assez impressionnant, et Liquavista dit pouvoir proposer le même système que Pixel QI, mais avec des couleurs vives en mode non rétro-éclairé.

Enfin, toujours pas de date de lancement. Mais au moins, on sait que les choses avancent….et que la révolution apportée par ce nouveau type d’écrans n’est plus qu’une question de temps.

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Pour finir, voici une démo en extérieur face à l’iPad….



Technologies et lecture : (2) les écrans LCD.

2nd billet d’une série dediée à la lecture sur écrans. (1)
On a longtemps pensé que personne ne lirait sur écran LCD, et cela a ouvert la voie à des technologies comme le e-paper. La fatigue occulaire est l’argument anti-LCD le plus évident lorsqu’on parle de lecture. Pourtant, Apple a choisi de rester sur le choix LCD pour l’iPad…

L’écran LCD, comment ça marche ?


L’écran LCD est en fait à cristaux liquides (Liquid Cristal Display). Cette technologie qui équipe la plupart des écrans actuels gère très bien la couleur, et bien entendu l’animation.

Il y a 4 types de dalles pour les écrans LCD, que je ne détaillerai pas ici, chacune ayant des points forts et des points faibles.

L’écran LCD a plusieurs limites importantes pour la lecture: un angle de vue réduit, et un système rétro-éclairé.

En effet, il faut être bien en face de l’écran pour y voir quelque chose, et le système rétro-éclairé pose problème. En effet, non seulement il envoie de la lumière en direction des yeux, ce qui fatigue, mais en plus, en extérieur, dès que la luminosité est plus forte que le rétro-éclairage, on ne voit plus l’écran, mais seulement des reflets.

Quel intérêt alors ont les LCD pour la lecture ? Les écrans LCD sont bien maîtrisés aujourd’hui, et on arrive à les fabriquer à petits prix. C’est donc un aspect important. Mais plus que tout, le LCD nous a habitués à pouvoir consulter tous les types de contenus : les images, les vidéos, le texte, le tout avec des couleurs riches, et une instantanéïté à laquelle nous sommes habitués.

Voilà pourquoi il est aujourd’hui encore incontournable. Les fabricants de ce type d’écrans l’ont bien compris, et les recherches ne s’arrêtent pas.

De nouvelles technologies qui améliorent les écrans LCD !

Améliorer l’ange de vue avec l’IPS

L’IPS (In Plane Switching) est un des 4 types de dalles existant pour les écrans LCD. Cette dalle utilise une technologie qui permet d’améliorer de manière très importante l’angle de vue. Plus besoin d’être exactement en face de l’écran pour voir quelque chose

C’est d’ailleurs l’écran utilisé par l’iPad, et on comprend pourquoi. Il est en effet essentiel de pouvoir consulter l’iPad dans des angles un peu approximatifs, voire à plusieurs personnes.

Dans la vidéo ci-contre, on voit que l’angle de vision est vraiment impressionnant par rapport à d’autres types d’appareils.


Améliorer la lisibilité en extérieur

Des technologies existent et évoluent pour améliorer les capacités des écrans LCD en extérieur. La technologie FFS (fringe-field switching) peut être couplée à l’IPS pour améliorer d’une part les angles de vue, d’autre part la lisibilité en extérieur.

On sait même que le prochain iPhone pourrait embarquer un écran LCD proposant l’IPS couplé au FFS, pour justement proposer un appareil bien adapté à la lecture, et à iBooks qui sera décliné en version iPhone.

Le LCD n’est donc pas mort, et il lui reste quelques avantages pour la lecture si on le compare aux écrans e-paper :

  • Présence et richesse des couleurs.
  • Possibilité de lire des vidéos, de regarder des photos, etc…
  • Bonne gestion des technologies nécessitant un rafraîchissement rapide.

Finalement, c’est la possibilité de ne pas utiliser l’appareil uniquement pour la lecture qui permet aux écrans LCD de rester dans la course. Mais tout ça n’est peut-être que temporaire, car de nouvelles technologies arrivent, qui proposent avec un même écran d’activer ou de désactiver le rétro-éclairage, et même de proposer couleur et vidéo. Le meilleur du LCD et de l’encre électronique réuni dans un seul et même écran. Je vous reparlerai de tout ça dans de prochains billets.

Billet n°1 « technologies et lecture » : l’encre électronique

Kindle: vers la fin d’une époque !

C’est un tournant décisif pour le Kindle. Va t’il évoluer ou disparaître ?
Le Kindle doit évoluer, c’est un fait. Mais peut-il faire l’économie d’un changement radical alors que la concurrence a déjà donné un coup de vieux au système ? Les récentes mises à jour annoncées seront insuffisantes pour redresser la barre. Quelles sont donc désormais les options pour Amazon ?


Kindle: une nouvelle version, pour faire patienter ?

Difficile de savoir ce qui se trâme. Jeff Bezos a annoncé il y a quelques jours que la couleur serait pour plus tard, et qu’un lecteur dédié restera la priorité.

Depuis, quelques fuites allant dans le même sens ‘auraient’ annoncé un écran plus fin, des polices plus nettes, et un rafraîchissement plus rapide dans un modèle ‘amélioré’ qui serait proposé au mois d’août.

Certes de nouvelles fonctions sociales seront ajoutées lors de la prochaine mise à jour logicielle, et des rumeurs sur une éventuelle version en noir circulent, mais tout cela semble léger.

D’autant plus qu’Amazon a racheté en début d’année l’entreprise ‘TouchCo’, spécialisée dans les interfaces tactiles, qu’il y a eu des rumeurs de rapprochements avec Mirasol, qui propose un écran révolutionnaire et couleur , et surtout qu’Amazon joue sa position de leader devant une concurrence très motivée.

Mais si apparemment cette évolution est décevante, elle pourrait étonnamment être un bon signe. Les équipes d’ingénieurs sont peut-être entièrement mobilisées sur un nouvel appareil. En tout cas il faut l’espérer pour Amazon.

Si Kindle ne renaît pas de ses cendres d’ici quelques mois avec un nouvel appareil qui fait rêver, alors il deviendra très difficile voire impossible pour Amazon de garder son leadership sur le livre numérique.

Et en face, en plus de l’iPad, il faut aussi compter désormais sur des appareils comme le Nook de Barnes & Noble , dont de nouvelles versions arrivent bientôt. Le ‘Nook lite’ sera d’ailleurs moins cher que le Kindle.

Bref, et quoi qu’il se passe, on est bien à la fin d’une époque !


Acer s’attaque au marché des ebooks et tablettes

Un pari audacieux : 2 appareils équipés de claviers physiques pour ‘conquérir’ le marché.
A l’heure des tablettes et lecteurs d’ebooks, tout le monde veut essayer de prendre sa part du gâteau. Et sur ce point, Acer a l’air de faire partie des plus gourmands, puisque la marque essaie de s’attaquer aux deux marchés avec deux appareils très ressemblants.


Un « même » appareil pour deux lecteurs

Acer a pris un modèle de lecteur assez fin, avec clavier, et l’a utilisé pour les deux appareils, avec un écran 7 pouces pour la tablette, et 6 pouces pour le lecteur. Acer est la première marque à proposer une variante de ce type.

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La tablette : clavier et format hybride…

Elle aura un écran couleur, utilisera le système d’exploitation Androïd, intégrera 2 Go de mémoire, et sera proposée au 3ème trimestre 2010.

Ressemblant à un lecteur d’ebooks qui proposerait la couleur, intégrant un clavier, elle pourrait se positionner comme un hybride intéressant.

C’est un pari étonnant, mais qui permettra sûrement à la marque d’une part de proposer un très bon prix, et d’autre part de ne pas être en concurrence directe avec les tablettes du type ipad.

Acer pourrait alors toucher un public en recherche d’un outil hybride entre tablette et lecteur d’ebooks e-paper.

Malgré ces points positifs, j’avoue que j’ai du mal à rêver devant cet appareil. Il faudra la voir en utilisation, bien sûr…

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Le lecteur d’ebooks e-paper :

La première chose qui frappe, c’est qu’il ressemble au Kindle, sans être néanmoins aussi réussi.

Son clavier sera peut-être considéré comme un atout par certains. Un navigateur web maison sera aussi integré.

Petite innovation : un scanner de numéro ISBN permettra de scanner un livre papier et de trouver sa version numérique. Mais le grand point fort sera sa fonction de prêt d’ebooks, dans le même principe que ce que propose le Nook de Barnes & Noble.

Et c’est d’ailleurs son partenariat de distribution avec Barnes & Noble qui pourrait en faire un bon vendeur.

Les prix seront sûrement le facteur clé du succès ou non de ces lecteurs Acer, car ces deux lecteurs, bien que sympathiques, n’ont vraiment rien de révolutionnaire, ni sur le plan du design, ni sur le plan des fonctionnalités, malgré quelques innovations intéressantes. Au milieu d’une offre hyper-concurrentielle dans laquelle il devient difficile de s’y reconnaître, il n’y aura de place que pour des lecteurs qui révolutionnent les usages, ou qui révolutionnent les prix.

iPad: la redevance pour copie privée imminente ?

L’iPad fait aussi rêver les ayants-droits de la copie privée !
Alors que l’iPad vient de sortir, on apprend que la redevance pour copie privée devrait lui être bientôt appliquée. Cette redevance devrait aussi toucher les tablettes Archos dans un premier temps, et les lecteurs d’ebooks. Avec l’arrivée des tablettes et des lecteurs en masse, ça va en faire des sous….


En tout cas, cette redevance fait toujours autant débat. Après avoir rapporté 182 millions d’euros en 2009, son application à l’iPad, aux tablettes Archos et aux lecteurs d’ebooks constituera une vraie manne si  les choses se confirment.

Sauf quand même que cette redevance, si on peut la comprendre quand elle concerne les disques durs ou les DVD (et encore), peut sacrément étonner sur un appareil comme l’iPad, qui n’est pas en soi l’outil idéal pour la ‘copie’.

La suisse a d’ailleurs annoncé qu’elle étudierait d’abord les usages de la tablette pour voir si elle est vraiment utilisée pour le piratage, avant toute éventuelle taxation, ce qui est quand même plus logique.


La grille des redevances qui pourraient être appliquées à l’iPad :

  • 8 euros pour l’iPad 16 Go
  • 10 euros pour l’iPad 32 Go
  • 15 euros pour l’iPad 64Go

Pour l’Archos et ses plus grandes capacités de stockage (jusqu’à 500 Go), on ira peut-être jusqu’à 50 € de taxe.

Que préparent Sony et Kindle en réponse à l’iPad ?

L’iPad a changé les choses, mais ne peut pas avoir tout stoppé !
Et si l’arrivée de l’iPad dans le paysage de l’ebook était finalement une bénédiction pour tous ? Une saine compétition pour le consommateur, le succès pour Apple, mais aussi, par ricochet, l’ouverture d’un marché enfin lancé….L’occasion pour Sony et Kindle de reprendre la main.




Amazon et le mystérieux Kindle noir

Voici le type de rumeurs qui pourraient prendre de l’ampleur, tant les propos de Jeff Bezos concernant la couleur semblent étonnants. Comment imaginer en effet qu’Amazon n’a pas prévu de riposter rapidement à Apple, et risquer ainsi de perdre définitivement son avantage ?

Je rejoins l’analyse d’ebouquin qui se méfie un peu de cette rumeur ‘photographique’, et trouve que ce mystérieux Kindle noir ressemble fort au nouvel Asus DR950. Mais cela ne change rien au fond de l’histoire.

Il serait quand même plus logique que Kindle prépare de vrais changements. Après tout, pour le n°1 du livre numérique, une fois la vague passée, ce serait le moment idéal pour faire parler d’un nouvel appareil.

Sony : une plateforme et un lecteur.

Sony vient de passer un partenariat dans le but de mettre en place une véritable plateforme de distribution de contenus, incluant ebooks, journaux, magazines, et BD.

Le but de ce partenariat avec le N°2 Japonais des télécoms est de proposer une expérience de catalogue unifiée.

La plateforme en préparation a en effet comme finalité d’alimenter l’ensemble des terminaux de lecture du marché.

On apprend aussi qu’un nouveau lecteur serait en préparation, qu’il sera rapidement distribué au Japon, puis dans d’autres pays comme la Chine, l’australie, ou encore l’espagne, mais difficile d’en savoir beaucoup plus.

J’ai en tête l’idée que le lecteur ne sera qu’une simple évolution de ceux actuels. Sony semble porter désormais son attention plus sur la distribution des contenus.

Demain, beaucoup de gens voudront une alternative à Apple. Si le Kindle ou le Sony Reader arrivent à opérer bien plus qu’une simple mise à jour par rapport aux lecteurs précédents, alors il y aura une voie pour ces appareils. Les technologies Mirasol et Liquavista vont apporter une véritable révolution. Si ces lecteurs n’en sont pas équipés, ou si ils n’inventent pas mieux, alors ils perdront sûrement le ‘match’.

Une simple évolution des versions précédentes des lecteurs ne servira pas à grand chose, à moins de faire baisser le prix de vente de manière phénoménale.

iBooks va t’il redéfinir le livre électronique ?

Comment dépoussiérer le concept de livre électronique pour en faire un marché de masse.
Joli coup, Mr Job. Après nous avoir fait croire longtemps que l’ebook ne l’intéressait pas, le PDG d’Apple a fait ce qu’il fallait pour positionner iBooks en nouvelle référence pour la lecture des ebooks. Et peut-être même plus que ce qu’il imaginait.

Une révolution pour l’utilisateur

C’est le moins qu’on puisse dire. IBooks est impressionnant : une superbe présentation sur une étagère sur laquelle ranger les livres achetés, une consultation de catalogue, et un système de téléchargement simplissimes, une offre qui sera rapidement énorme car tout le monde veut être là, et un système de lecture superbe qui constitue la référence en la matière.

On remarquera d’ailleurs que ce qui est révolutionnaire dans iBooks, c’est que tout est fait pour nous rappeler les vrais livres : bibliothèque, magasin, extraits, pages qui tournent, double-page à gauche et à droite si on le désire. Bien sûr ce n’est pas un livre papier, mais tout est fait pour que nous gardions les mêmes repères, et c’est sûrement ça le coup de génie.

Le défi qui était le plus dur à relever était celui de la lecture sur écran LCD, mais Apple a sorti un écran de grande qualité, qui s’avère plutôt confortable à l’utilisation.

Une révolution aussi pour la chaîne du livre.

La simplicité semble être le maître mot de l’autre côté de l’interface. Pour un professionnel, qu’il soit auteur ou éditeur, Il suffit en effet de proposer un document au format ePub validé pour que celui-ci devienne un de ces jolis ouvrages disponible dans le catalogue iBooks. Il faudra quand même au passage laisser 30% de commission à Apple.

Il est aussi possible dans iBooks d’intégrer de la vidéo grâce à la prise en charge de l’HTML5. On imagine donc les possibilités offertes pour l’avenir si iBooks continue d’évoluer.

Et si beaucoup hésitaient à se lancer sur iPad, quelques uns de nos grands éditeurs ont finalement décidé de faire le pari ipad. Cela crée à mon avis une brèche qui sera fatale dans cette fragile union des éditeurs Français contre l’ogre Américain. Si tous les éditeurs avaient refusé de signer avec Apple, alors une offre alternative aurait pu s’organiser. Mais maintenant que certains ont signé, cette belle ‘cohésion’ devrait rapidement voler en éclats.

L’auto-édition: la stratégie à long terme.

Une autre révolution pointe son nez, et elle est moins agréable pour les éditeurs. C’est l’auto-édition. Ce petit univers auparavant sans danger pourrait bien changer complètement le paysage à long terme. A ce titre, la possibilité pour les auteurs de signer sans intermédiaire est sûrement un tournant dans l’histoire du livre, rien de moins. Et Amazon, Barnes & Noble ou Google n’ont pas préparé les mêmes services sans raisons.

La stratégie de ces géants Américains à long terme est facile à deviner : supprimer tous les intermédiaires, faire baisser les prix, et multiplier l’offre en créant moins de barrières à l’entrée. Il ne reste plus qu’à récolter 30% de commission sur des ventes qui explosent.

Et pour lancer ce système ‘diabolique’, rien de tel que l’attrait du gain. Si 30% de commission pour Apple semble être abusif pour un éditeur, pour un auteur c’est une toute autre histoire. Apple offre en effet un nouveau rêve pour l’auteur : garder 70% de commission pour lui.

Les dés sont-ils jettés ?

Ibooks n’a pas encore transformé totalement le paysage, mais il a déjà fait très mal à la concurrence, et il semble que désormais, seul Google aura le pouvoir de faire quelque chose d’aussi réussi ou de mieux en termes d’expérience utilisateur (mais j’en doute). Je pense par contre que Google prendra la position de leader de la distribution. On sera fixés dès cet été.

La surprise pourrait venir de belles réactions de la concurrence. A ce titre, l’application de lecture de Barnes & Noble propose quelques révolutions, dont une fonction de prêt des ebooks.

Mais Apple a un énorme avantage : l’iPad est sa propriété. Dans la pratique, rien n’empêchera demain Apple de créer des limitations pour les catalogues concurrents, d’empêcher de contourner la commission de 30%, ou même d’éjecter purement et simplement la concurrence si elle devient gênante. Et Apple prépare selon toute vraissemblance son iPhone 4ème génération à être un nouvel atout de poids pour iBooks, en utilisant d’ailleurs le même écran IPS que l’iPad.

Alors si je suis admiratif sur le plan de la stratégie et de l’attention permanente portée au consommateur, il est quand même inquiétant de voir un tel pouvoir entre les mains d’un seul acteur.