Lancement de l’iPad à l’international : un succès ?

Certains attendraient-ils que la première vague soit passée ?
Certains journaux considérent qu’il y a une véritable ruée sur l’iPad, d’autres que les Français ne se sont pas bousculés, pour commenter la file d’attente de ce matin à l’App Store du Carrousel du Louvre. La preuve qu’il est difficile d’évaluer le succès ou non des ventes d’iPad.

Image : Gwen Catala, qui était devant l’App Store du Carrousel du Musée du louvre ce matin, et qui m’a confirmé que l’ambiance était plutôt calme.

9 pays pour une première vague internationale

Australie, Japon, Grande-bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Canada et France : ce les 9 pays servis après les états-unis, et qui connaissent leurs premières files d’attente. Difficile de savoir si les quelques centaines de visiteurs en moyenne présents devant les App Stores sont conformes aux attentes d’Apple. Mais en comparaison d’autres événements similaires, le démarrage ne semble pas être une véritable ruée….

Quelques infos que j’ai pu glaner ici et là….

  • A Sydney, une queue de plus de 200 m de long s’était formée très tôt dans la nuit.
  • A tokyo, on estime que 1,200 attendaient devant l’Apple Store.
  • En Grande-Bretagne, on parle de centaines de personnes, sans plus de détails.
  • En Allemagne, se seraient 450 fans qui étaient présents à Francfort pour l’ouverture.
  • En Espagne, une boutique de Madrid aurait vidé son stock (non connu) en moins de 3 heures.

En france, les chiffres sont assez flous, puisque certains parlent de 300 personnes, et d’autres 500, mais aussi que les heures diffèrent. Il faudra attendre un peu pour savoir exactement.

Quoi qu’il en soit, il faudra attendre quelques jours voir quelques semaines pour en tirer des conclusions. Certains doivent attendre que les choses se soient calmées pour y aller, d’autres auront sûrement plutôt choisi de commander sur internet, et bien sûr, il ne faut pas oublier que nous sommes en semaine….et donc que ce soir et demain pourraient amener un gros flot de visiteurs.

Certaines rumeurs parlent déjà d’une possible baisse des prix rapidement pour convaincre une seconde vague d’acheteurs.

Mais on en est pas encore là…..

Un autre géant du livre arrive sur l’iPad

Barnes & Noble arrive sur iPad avec de vrais arguments face à iBooks, Kindle et Kobo…
Pour ceux qui ne connaissent pas, Barnes & Noble, c’est un peu comme la FNAC, mais à l’échelle Américaine. Et alors que les principaux géants de l’ebook, c’est à dire iBooks, Kindle, et Kobo avaient déjà sorti leurs applications, B&N se faisait attendre….

Une interface réussie…

Barnes & Noble a eu le temps de peaufiner son application, et ça se sent. L’interface a l’air de toute beauté, et la navigation simple. On distingue clairement les extraits des autres livres, et le système de recherche et navigation a l’air de tomber sous le sens.
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Une fois qu’on a cliqué sur un ebook, une nouvelle page descriptive apparaît. Tout est clair et encore une fois évident. Un modèle du genre. Même la fonction de prêt (traitée plus bas) a l’air d’une simplicité enfantine à utiliser.
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La simplicité dans ce domaine est essentielle, et Barnes & Noble semble avoir fait fort sur ce point.

Des fonctionnalités innovantes !

Non seulement l’application est belle et simple, mais en plus, les possibilités de personnalisation sont nombreuses.

Dans l’application de Barnes & Noble, il est possible d’utiliser les réglages de l’éditeur, ou les siens. Espaces, polices, tailles des polices, fonds, couleurs, tout est paramétrable pour une expérience optimale. Reste à voir ce que cela donnera vraiment.

Un marque page automatique permet aussi de revenir à la dernière page lue automatiquement, et bien sûr, des options de recherche sont disponibles. Enfin, le surlignage et l’intégration de mémos est semble t’il bien pensée.

Il est possible comme sur beaucoup d’applications désormais d’utiliser son livre numérique sur de nombreux supports en utilisant les applications gratuites proposées pour Mac, PC, blackberry, iphone, ipod touch en plus de l’iPad désormais.

Mais la fonction la plus attendue est le prêt. Il devient en effet possible de prêter un ebook pendant 14 jours à une personne qui dispose de l’application gratuite Barnes & Noble (sur mac, pc, blackberry, iphone…). Une bonne façon de recruter de nouveaux utilisateurs pour Barnes & Noble qui pourrait marquer beaucoup de points avec cette fonction.

Et l’expérience de lecture ?

Concernant l’expérience sensorielle de lecture, un point devenu très important avec les pages tournantes très réussies de l’application iBooks, ce dernier est pour l’instant leader sur cet aspect, Kindle et Kobo proposant une expérience plutôt en retrait. Il sera intéressant de voir si le libraire Américain a travaillé ou pas cet aspect.
Mais promis, dès que j’ai une vidéo (ça devrait être rapide), je la mets ici…..

Sony prépare sa nouvelle stratégie pour l’ebook

Les géants du secteur changeraient-ils de stratégie ?
Après Amazon hier qui a annoncé rester sur sa stratégie de lecteur dedié et pour l’instant noir et blanc, c’est au tour de Sony de sortir de son mutisme. Une annonce de partenariat de diffusion de contenus dont la portée reste pourtant difficile à évaluer.


Une nouvelle plateforme de diffusion

Sony vient d’annoncer la création d’une co-entreprise avec le 2nd opérateur nippon de télécommunications : KDDI. Le but : proposer une sorte de plateforme pour proposer un environnement rassurant de diffusion de contenus numériques.

Seraient concernés non seulement les ebooks, mais aussi les magazines, les journaux et les BD.

Alors que le Japon est le roi de la lecture sur smartphone et que les lecteurs d’ebooks ‘Sony reader’ n’y sont même pas distribués, on peut se demander si, comme Amazon, Sony n’aurait pas décidé de passer à une nouvelle stratégie de ‘fournisseur de contenus’.

La plateforme en préparation a en effet comme finalité d’alimenter l’ensemble des terminaux de lecture du marché.

Un nouveau lecteur en préparation chez Sony ?

C’est ce que certaines rumeurs laissent à penser. Mais rien n’a filtré sur ce qui serait proposé. Pourtant, cela n’est pas une véritable annonce, car Sony sort régulièrement des améliorations de ses modèles précédents. Il n’est donc pas évident que le prochain sera une rupture, ni qu’il intégrera ce qu’attend le grand public, c’est à dire la couleur.

En tout cas, voilà une annonce de plus qui démontre que l’avenir est à la fourniture de contenus pour les autres terminaux. C’est d’ailleurs depuis le début le choix fait par Google.

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Crédits photo : AP (Associated Press)

Papier contre ebook : le match en vidéo

Ou comment surfer sur la mode ebook pour vendre de beaux livres….
Alors que les maisons d’édition doivent faire des choix compliqués et que la révolution numérique secoue la chaîne du livre, certains choisissent la voie du papier et de la qualité. C’est le cas de cette entreprise qui a choisi de communiquer de manière originale.

Dans les 3 vidéos ci-dessous, le site Inprint Books a choisi d’utiliser de manière amusante le texte sous forme d’une discussion entre un lire papier et un lecteur d’ebooks à encre électronique. La synthèse vocale est utilisée pour ‘faire parler’ le lecteur d’ebooks.

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Le toucher et l’odeur…

Dans cette première vidéo, Inprint Books met en avant la dimension la plus défendue par les amoureux du livre : le toucher du papier et l’odeur de l’encre.
Sur ce point, bien sûr, malgré les efforts faits pour intégrer la dimension tactile à la lecture, l’ebook restera toujours loin du compte.
Qui veut sniffer du pixel ?

Lire dans le bain

Tout est dit dans le titre, et on devine ce que va proposer la vidéo.
Celle-ci est quand même un peu décevante, et même si l’humour est intact, c’est sans surprise.
Le fait de pouvoir être lu partout est un des bons arguments pour l’ebook. Attaquer sur ce point est donc moins judiceux.
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Sur l’étagère…

De meilleurs arguments ici, avec d’abord l’importance de la couverture, et de la présence sur une bibliothèque.
Il est d’ailleurs intéressant de noter que ce sont deux points mis en valeur dans toutes les applications iPad.
Comme quoi, en effet, ça manque….

Je verrais bien d’autres matchs ici : l’autonomie, la résistance au choix, le prêt….

Si vous vous débrouillez assez en Anglais pour écouter des publicités radio, rendez-vous ici pour leurs 3 publicités radio, dans la même veine que les vidéos.

En tout cas, Inprint Books montre qu’on peut rebondir et même utiliser la mode de l’ebook pour vendre du papier. Et le beau livre a je pense encore plus d’avenir qu’avant…

Sony dévoile un écran couleur souple et enroulable

C’est Readius qui va faire la tête….
L’encre électronique a été pas mal mise en difficulté ces derniers temps. Mais il lui restait quand même quelques avantages: autonomie, confort visuel, finesse et souplesse. Avec cet écran Oled nouvelle génération, les 2 derniers arguments sont déjà mis à mal…


Un écran enroulable OLED OTFT….

Au delà du gadget, voici une véritable innovation qui a de l’avenir. A l’heure où tablettes et lecteurs d’ebooks se battent pour trouver l’écran idéal, de la bonne taille (ni trop petit, ni trop encombrant), résistant, capable de gérer les animations, voici un écran qui doit les faire rêver. Il pourrait d’ici quelques années révolutionner totalement la mobilité. Les applications sont très nombreuses, et on peut même imaginer avoir un journal numérique utilisant ce genre de technologie.

Et en plus, il serait plus écologique à fabriquer..Il ne reste plus qu’à ce qu’il soit fabriqué en masse et à un prix correct. Mais pour ça, bien sûr, il faudra attendre quelques temps. Qui sait, peut-être que dans quelques années, le Sony Reader tiendra dans un stylo…..


Kindle peut-il vraiment se passer de la couleur ?

Aveu d’impuissance, changement de stratégie ou coup de bluff ?
Jeff Bezos, le PDG d’Amazon vient de parler devant les actionnaires d’Amazon, et a annoncé que le Kindle couleur n’était pas pour demain. Le passage à l’encre électronique couleur serait un énorme défi. Que faut-il en penser ? Analyse….


La stratégie du lecteur dédié confirmée.

Ce qui est clair dans le discours du grand patron d’Amazon, c’est son soutien à l’encre électronique et à une vision du Kindle centrée sur la lecture. Cela aura au moins l’avantage de rassurer les premiers venus, justement un public très attaché à l’encre électronique et à un appareil dedié.

Le problème de l’encre électronique couleur est à juste titre soulevé, et il est vrai que l’intérêt reste limité dans une vision purement lecture.

Reste que les solutions comme celles proposées par Liquavista et Qualcomm seront disponibles très rapidement, et qu’elles n’ont pas été évoquées. Quand on sait que de nombreux lecteurs utiliseront bientôt ces technologies, cela revient à dire que le Kindle serait dépassé dans peu de temps ? Etonnant…..

Quels scénarios pour l’avenir de Kindle ?

On peut interpréter cette déclaration de deux manières : soit Jeff Bezos ne compte pas lutter sur le terrain matériel, soit il essaie de détourner l’attention de ses projets. Difficile de savoir.

Dans un premier scénario, Jeff Bezos pourrait tout simplement lever le pied sur les coûteuses recherches liées aux lecteurs et simplement optimiser le Kindle année après année. Les efforts seraient alors concentrés sur le catalogue et les applications de lecture (comme avec Kindle pour Androïd)

Dans un second scénario, Jeff Bezos pourrait bluffer, et essayer d’attirer l’attention loin du lecteur en préparation, et ainsi jouer l’effet de surprise.

Je parierais volontiers sur une stratégie de diversification, mais aussi un nouveau lecteur en préparation. Et au final un catalogue présent partout, mais aussi un nouveau lecteur prêt rapidement.

Tout dépendra à mon avis de la réponse à ces deux questions :

  • Amazon va t’il surenchérir dans la course au lecteur idéal ou sortir de cette logique ?
  • Kindle changera t’il d’écran pour Mirasol, Liquavista ou Pixel Qi ?

Barnes & Noble tente la couleur avec Pandigital

Un lecteur couleur avec accès direct au catalogue B&N pour 199 $
Vous trouvez l’iPad trop cher ? Les autres tablettes sont trop grandes ? Les lecteurs d’ebooks noir et blanc sont trop centralisés sur la lecture ? Vous n’êtes pas seul(e), et c’est sûrement ce qu’à compris Barnes & Noble….


200 $, 7 pouces, androïd et couleur

Voici les caractéristiques d’un intéressant Hybride. Certes ici, pas d’encre électronique, comme pour l’iPad. Mais avec un écran 7 pouces idéal pour la mobilité, l’accès à la vidéo, aux photos, à internet, et toutes les applications d’une tablette, le tout pour 200 $, on a là un appareil qui ouvre une 3ème voie.

On voit dans la vidéo qu’il y a bien des applications disponibles, mais je ne saurais pas vous dire pour l’instant si cet appareil peut se connecter ‘officiellement’ à l’androïd Market.

L’intégration du catalogue de Barnes & Noble y semble plutôt très bien réussie, visuellement, mais aussi au niveau fonctionnalités, mais on a pas beaucoup d’informations sur la qualité de l’écran, ni de recul sur la fluidité de l’appareil pour les autres utilisations que la lecture.


Au programme de ce lecteur :

  • Ecran tactile capacitif 800 x 600.
  • Wifi uniquement (pas de 3G).
  • Accès direct au magasin en ligne Barnes & Noble.
  • 1 Go de mémoire intégrée, extensible par carte SD jusqu’à 32 Go.
  • Formats HTML, PDF et Epub pris en charge.
  • Connectable à Mac et Windows par USB
  • 6 heures en lecture (estimation).
  • Possibilité de surligner.

Encore une fois, pas d’annonces concernant la France, mais cela montre surtout que de nouveaux modèles pourraient arriver, proposant un positionnement intermédiaire et surtout des prix bas. Reste à voir ce que cela donne à l’usage….

Kobo ereader: des compromis intelligents !

C’est par lui qu’à commencé la baisse des prix. Alors que vaut-il vraiment ?
Le Kobo eReader fait le buzz outre-atlantique et remporte un vif succès. Le premier lecteur à se positionner sur les bas prix lance une véritable tendance. Mais qu’en est-il réellement de la qualité de ce lecteur économique ? Réponse en vidéo, en en Français !


Dans la vidéo qui suit, on peut voir Maxime Johnson nous montrer son test du Kobo eReader. Et si en effet, certains compromis ont été faits, notamment en termes de vitesse d’allumage, de fonctionnalités avancées, de présence de certains boutons, de connectivité sans fil, l’auteur de cette vidéo nous explique qu’aucun compromis n’a été fait sur la lecture elle-même. Or, c’est bien ce qui compte !

Et si on considère en plus les nombreux avantages du lecteur, expliqués plus en détail ici, voilà qui confirme encore que les lecteurs d’ebooks à encre électronique ont bel et bien un avenir si les fabricants arrivent à faire baisser les prix.

Attention cependant. J’avais relevé il y a quelques jours que de nombreuses personnes avaient eu des soucis avec les polices sur leur Kobo eReader. Ces dernières étaient trop petites pour être lues, et il était impossible pour certaines personnes de lire les fichiers ePub. Un malheureux ‘bug’ qu’une simple mise à jour permettra normalement de régler rapidement.


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Dernier point : la différence de prix soulevée par Mr Johnson est moins impressionnante en France depuis que les prix ont commencé à baisser. Booken vient par exemple de sortir l’oPus en version couleur, avec son nouveau firmware, et à 199 €. Sony a baissé le prix de son PRS-300 à 199 € aussi. Comme il est très probable qu’une fois disponible en France, le Kobo eReader sera sûrement proposé à 150 €, la différence de prix sera alors moins impressionnante.


Quel modèle pour la presse française sur iPad ?

Et une fois de plus, on revient à la question des prix !
A quelques jours de la sortie de l’iPad, les éditeurs de presse Européens ne semblent pas si pressés qu’aux Etats-unis de proposer leur application maison. Aux Etats-unis, les premiers résultats semblent mitigés. Alors : doute, attentisme, ou stratégie alternative ?


Applications dédiées : sympa, mais cher !

La presse européenne semble plutôt prudente, et ne se lance pas tête baissée de manière systématique dans une révolution complète des modèles pour les magazines. Certes, il y a des initiatives fortes, comme l’équipe, présentée sur iPad grâce à Milibris, ou le journal le monde, pour ne citer qu’eux.

Il est nécessaire de voir pour les éditeurs de presse comment les consommateurs réagissent au prix. Par exemple, l’équipe, vendue 1,59 € au numéro contre 0,95 € en version papier pourrait constituer un frein (ou pas !).

Les prix actuels sont donc je pense en phase de test haute. Après tout, si les gens achètent à ce prix là, les éditeurs de presse auraient tort de se priver, non ?


Mais la concurrence arrive, en proposant 2 choses très importantes : l’agrégation des magazines sur une seule plateforme d’une part, et des prix moins chers que le papier d’autre part.

Une application pour tous ?

Agréger l’offre de presse numérique et proposer de fortes réductions pourrait devenir LE modèle idéal pour beaucoup de magazines et journaux.

C’est ce que propose Zinio par exemple (vidéo à droite) en agrégeant l’offre de la presse Française, tout en proposant des tarifs allant de -10 à -50 % par rapport aux versions papier.

La simplicité d’un modèle centralisé qui propose des prix vraiment intéressants séduira sûrement.

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Pouvoir acheter moins cher des versions numériques depuis une seule et même application me semble être une vraie solution d’avenir, même si je trouve que l’expérience de lecture est, pour l’instant au moins, moins aboutie que sur la plateforme Milibris.

Mais bien sûr, tout le monde n’a pas envie de se voir noyé dans la masse. Les plus grands titres préfèrent peut-être ne pas proposer de réductions.

Et pourquoi pas l’abonnement ?

Je pense que c’est Relay ou un système similaire qui en France pourrait venir jouer les troubles-fête. Outre le fait qu’il est déjà possible de lire les magazines de Relay sur iPad en ligne, une application iPad serait en préparation.

Et à 17,90 € par mois le forfait illlimité donnant à accès à un grand nombre de magazines connus, voilà une offre pour le moins compétitive. Il faudra voir ce que cela donnera sur l’iPad.

Tous les magazines et journaux ne sont pas disponibles, pour les raisons précédemment citées…..mais quoi qu’il en soit, l’abonnement sera certainement le modèle de demain, car c’est tout simplement le plus intéressant pour l’utilisateur.

Liquavista se pose en concurrent direct de Pixel Qi

Liquavista veut aussi proposer un seul écran pour 2 types d’affichages !
L’entreprise Liquavista vient d’annoncer qu’elle pourra bientôt proposer un écran utilisant le même principe que l’écran Pixel Qi, un écran révolutionnaire. Cette technologie pourrait rapidement équiper beaucoup de nos ordinateurs et lecteurs d’ebooks.


Comme Pixel Qi, avec couleur améliorée ?

On parle souvent de Liquavista et Mirasol (Qualcomm) pour leurs nouvelles technologies d’écran couleur sans rétro-éclairage, et de Pixel Qi pour son écran capable de passer d’un mode rétro-éclairé à un mode non rétro-éclairé. Le tout dans un seul écran.

En mode rétro-éclairé, l’écran Pixel Qi propose une expérience identique à celle des autres écrans LCD. En mode non rétro-éclairé, le confort est le même qu’avec l’encre électronique. La couleur est aussi là, mais m’a parue très fade dans les démos.

Mais liquavista vient d’annoncer qu’ils comptent bien proposer exactement la même chose. En me basant sur les vidéos de prototypes qui existent, il semble que Liquavista a par contre une longueur d’avance en termes de gestion de la couleur.


Liquavista utilise une technologie appelé électromouillage. Ce concept utilise la faculté de certaines huiles à réagir au courant éléctrique pour générer un affichage. Les résultats en termes de couleur sont plutôt réussis. J’en reparlerai bientôt dans un billet sur le sujet.

Avec son récent partenariat avec Freescale pour produire massivement une nouvelle génération de lecteurs d’ebooks en 2011, Liquavista se positionne fortement sur le marché. Il cherchera sûrement à équiper rapidement aussi de nombreux ordinateurs portables et netbooks, et devrait intéresser aussi les fabricants de smartphones.

De bien belles possibilités en perspective, et une concurrence qui sera très difficile pour des machines comme le Adam de Notion Ink, qui utilisent l’écran Pixel QI. A moins que Pixel Qi ne soit déjà sur le coup et soit capable de proposer très rapidement une meilleure prise en charge de la couleur.