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Le brésil, l’autre pays du droit d’auteur…
Au brésil, on ne voit pas le droit d’auteur de la même manière. Alors qu’un peu partout, il est interdit de casser les verrous numériques, ce n’est pas le cas au Brésil, du moment bien sûr que vous ne violez pas le droit d’auteur. Si c’est à vous, vous pouvez casser le verrou.

Mais ce qui est plus amusant encore, c’est que la loi Brésilienne a créé des sanctions pour entrave à l’utilisation équitable. Les ouvrages du domaine public par exemple, ne peuvent pas être limités dans leur utilisation par des DRM. Un inversement des rapports de force qui en amusera plus d’un…….

Source : boing boing

La concurrence a peut-être creusé sa propre tombe à coups de DRM…
 
Quel rapport entre les DRM des ebooks et Google ? C'est simple : Google arrive dans quelques jours maintenant sur le marché des ebooks. Et en ne mettant pas de DRM dans ses ebooks, Google pourrait tout simplement remodeler tout le marché….

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Amazon est actuellement en pleine restructuration de son offre, et chaque jour donne lieu à de nouvelles modifications de l’offre pour le Kindle.

Aujourd’hui, on apprend que ce sont les DRM qui, discrètement, sont en train d’être assouplies sur Amazon. Pour être plus précis, le choix est donnée aux auteurs et éditeurs de mettre ou non des DRM depuis le 15 janvier à peu près, et Amazon n’a pas communiqué sur ce point.

A l’heure où beaucoup se plaignent de ces protections, Amazon réussit ainsi à trouver un compromis élégant entre la demande des éditeurs et de certains auteurs de protéger leurs ouvrages, et la demande des consommateurs de ne pas avoir de DRM.

Bref, cela pourrait signifier à moyen terme la disparition des DRM, si d’aventure le grand public faisait de leur présence ou non un critère de sélection de l’offre. On peut imaginer que les chiffres du piratage seront étudiés de près, et qu’ils joueront beaucoup aussi dans cette évolution.

source : teleread

Alors que le marché du livre électronique s’apprête à décoller en cette année 2010, et malgré tous les indicateurs qui vont dans ce sens, consommateurs et éditeurs français traînent la patte. Pourquoi ?

Les consommateurs Français ne sont pas emballés ! En cause :

  • Une tradition française du livre, particulièrement attachée au papier.
  • Le faux débat livre papier ou livre électronique, mis à tort en opposition.
  • Des livres électroniques trop chers : les consommateurs veulent payer moins de 10 €.
  • Des lecteurs de première génération. Tout le monde attend que la technologie évolue.
  • Des lecteurs beaucoup trop chers. A quand le modèle des téléphones ?
  • Des hésitations du monde de l’édition qui aboutissent à une offre limitée et éclatée.
  • Les DRM, amis des éditeurs et particulièrement détestées par les français.
  • L’attitude de prudence, très française, face à toute nouveauté (rappelez-vous du téléphone mobile).

Les métiers du livre s’enferment dans une attitude protectionniste.

Ne vous méprenez pas : je ne mets pas tout le monde dans le même panier, et je comprends le réflexe !

Personne n’aime voir son métier menacé de destruction par l’arrivée des Google, Amazon et autres Apple.

Vouloir protéger ses intérêts est tout à fait légitime.

Mais ce que je trouve dommage, c’est l’inconscience de certains éditeurs. Menacés par des Google, Apple, Amazon ou encore Sony, ils réagissent comme s’ils avaient affaire à de simples concurrents.

Or, ces géants ne sont pas des concurrents potentiels : ils préparent une véritable expropriation ! Ils veulent tout raser, et tout reconstuire à leur image. De nombreux pays réfléchissent d’ailleurs à des solutions pour protéger leur patrimoine face à cette mutation.

Les géants dans ce domaine ont pour cela toutes les cartes en mains car ils peuvent compter sur les 2 acteurs les plus importants: les auteurs, qui pourraient voir leurs commissions s’envoler chez la concurrence, et les consommateurs, qui demandent des ebooks moins chers, et que personne en France ne veut leur offrir. Une fois récupérés ces 2 acteurs par ces géants, les maisons d’édition auront laissé passer la manne numérique, et en plus devront baisser le prix des livres papier pour continuer à en vendre.

Et non content de récupérer les ouvrages présents et futurs, Google numérise tous les ouvrages passés à une vitesse vertigineuse.

Samsung : des lecteurs directement connectés à Google livres !

Le seul point sur lequel les éditeurs peuvent donc encore négocier, c’est donc sur la vente de leur catalogue actuel. Ce catalogue intéresse les géants de l’ebook. C’est sur ce point qu’il reste possible de négocier. Les éditeurs doivent donc réinventer un métier dans lequel ils seront utiles aux nouveaux géants du secteur. En cas de blocage, Sony, Amazon, Apple et Google préparent d’ailleurs déjà l’avenir sans les éditeurs….tous ont ouvert leur catalogue aux auteurs et sont prêts à rémunérer ceux-ci directement.

Il faudrait donc un changement complet d’attitude du monde du livre pour s’en sortir. Il faudra nécessairement offrir mieux aux auteurs et aux utilisateurs que ce que ces géants proposent. Et là, j’avoue mon pessimisme.

La réaction récente des grands groupes, soutenus par une initiative gouvernementale, de créer une plateforme commune est une bonne idée.  Et il faudrait bien sûr baisser la TVA sur les livres électroniques….Mais n’est-il pas déjà trop tard face aux offres qui vont arriver, à prix beaucoup plus compétitifs ?

Il aurait en effet fallu se positionner il y a des années déjà, quand les éditeurs français avaient encore des cartes en main, une vraie crédibilité, et la  capacité de lutter à armes égales avec les géants. Mais ils ont pris le livre électronique à la légère dès le début. Il y a encore peu, certains disaient que ça ne marcherait jamais.

Et demain ?

Apple et sa tablette arrivent apparemment et d’autres grands acteurs suivront pour concurrencer Amazon. D’ici un an ou deux, le tsunami numérique sera passé. L’offre se sera peut-être stabilisée et structurée autour de 2 ou 3 grands acteurs; le monde de l’édition aura complètement muté, l’auto-édition aura bénéficié des hésitations des maisons d’édition et alimentera une belle proportion des catalogues,  les matériels auront vu leur prix baisser, et les technologies seront matures.

Le consommateur sera alors là, mais les cartes auront sûrement été redistribuées.

Quand les ventes d’ebooks augmentent légèrement grâce à l’absence de DRM…

Quand le très connu David Pogue, publié par o’Reilly a décidé d’expérimenter la vente d’un de ses ouvrages au format ebook sans DRM, il n’était pas évident de savoir quel serait le niveau de pertes financières ou pas pour son ouvrage.

Ce test intéressant allait permettre de comparer les ventes sur la période précédant la mise à disposition sans DRM et après.

Cet ebook sur windows, un sujet suffisamment attirant pour être piraté, est bien devenu disponible gratuitement partout sur internet en peu de temps. Mais avec un an de recul désormais, et un piratage averé, les chiffres sont là : il n’y a eu aucun recul des ventes !

via actualitté

Les pros du craquage de DRM démontrent l’inutilité de ces protections.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que les DRM sensés protéger les ouvrages de Barnes & Noble ne soient craqués. Ceux du Kindle n’ont guerre mieux resisté. Et comme une seule personne suffit ensuite à diffuser le fichier débarassé de ses protections….

Et malgré l’ inefficacité réelle de ces systèmes, et le mauvais accueil qui leur est fait par les consommateurs, l’ ineptie continue, faute d’alternative.

Les maisons d’éditions dépensent des fortunes pour protéger leurs ouvrages, à pure perte, et cela gonfle le prix des ouvrages eux-mêmes….La solution n’est certes pas simple, et si il n’est pas évident que les bas prix suffisent à décourager le piratage, il est certain que les DRM ne sont pas une solution sérieuse.

On peut imaginer sans difficulté que les fournisseurs de DRM jouent sur la peur du piratage. Et avec d’un côté, des maisons d’éditions qui ont peur d’être totalement englouties par le piratage, et de l’autre des fournisseurs de DRM qui voient devant eux un marché immense (une ponction sur chaque ebook) , les choses ne changeront pas de si tôt, malheureusement.

Les DRM sont partout, car il y a des fortunes en jeu. On peut donc facilement imaginer les énormes pressions qui seront exercées pour que ces protections ne disparaissent à aucun prix….

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