Articles avec le tag ‘ebooks’

Du mouvement sur la page d’Amazon dédiée aux livres numériques

ebooks amazon franceRepérée par eBouquin, puis complétée par le Journal du Kindle, l’information de changements sur le site Amazon montre que les choses bougent sur certaines pages du site. Le temps d’écrire cet article, les ebooks restants ont disparu. S’il est impossible d’en déduire une date, on sait que le lancement est donc imminent.

Lire la suite

L’ebook aura du mal à y échapper…

Amazon vient à peine de sortir son appareil « sponsorisé », qui propose des publicités sur l’écran de veille et sous forme de bandeau en bas du menu de navigation que déjà, on peut s’interroger sur la suite. Pourra t-on vraiment échapper à la publicité dans l’ebook ? Difficile à croire…

Lire la suite

Les premiers ebooks ont été integrés dans l’Android market US

J’en parlais il y a à peine 3 jours : des url redirigées laissaient penser qu’une section ebooks était prévue dans l’Android market un jour ou l’autre. Aujourd’hui, c’est fait : aux Etats-Unis, la catégorie Books de l’android market a commencé à se garnir, mais elle n’est pas encore disponible depuis la France…

Lire la suite

Comment contourner autrement les conditions d’Apple ?

Le 31 mars prochain, Apple commencera à faire le ménage dans les applications qui ne respectent pas la règle selon laquelle il est possible d’acheter un ebook hors de l’application sur iOs si et seulement si il est aussi possible de l’acheter depuis l’application. Les éditeurs vont devoir être créatifs….


Maintenant que  la date du 31 mars a bien été confirmée (je l’avais évoquée dans un récent billet comme probable), les éditeurs d’applications que sont Amazon, Sony ou encore Barnes & Noble, Fnac et bien d’autres encore, vont devoir se creuser les méninges et trouver une solution.

Quelles solutions pour les acteurs concernés ?

1ère solution : accepter les conditions d’apple et perdre 30%

Rien ne garantit qu’avec les marges faibles actuelles, il soit possible à un distributeur de verser 30% et être encore rentable. De plus, les précieuses données client seraient perdues au profit d’apple, ce qui serait une perte indirecte supplémentaire, et importante. Mais les éditeurs pourraient tout simplement chercher à inciter fortement les acheteurs à acheter en dehors de l’application.

2nde solution : accepter les conditions d’apple et répercuter les prix

Cette solution est peu envisageable. Pourquoi quelqu’un irait payer 30% de plus alors qu’il pourrait acheter au « bon » prix sur iBooks ? Une augmentation du prix dans l’application ne me semble pas être possible.

3ème solution : ne plus proposer d’achats par l’application

Tout dépend des règles d’Apple sur ce point.Ainsi, on pourrait bien sûr imaginer une application qui ne servirait qu’à la lecture des ebooks, et où aucun achat ne serait proposé, ni par l’application, ni en renvoyant vers l’extérieur. Dans ce cas, il faudrait acheter les ebooks directement sur internet, et l’application ne servirait qu’à la consultation.

Reste à voir si c’est possible, et si cela n’entraînerait pas une fuite des clients vers iBooks.

4ème solution : partir…

La tentation doit exister, mais pour aller où ? Chez Google bien sûr, dont la dernière version d’android pour tablettes est plutôt séduisante. Si Google en profitait pour proposer des conditions exceptionnelles aux éditeurs, comme la possibilité de passer gratuitement par eux, ou encore le partage des données, ce serait un sacré atout.

Mais les éditeurs ont certainement envie d’être sur toutes les plateformes.

Que va-t-il se passer d’ici le 31 mars ?

Chaque acteur concerné va mettre en place ses stratégies. Les juristes de chaque entreprise doivent être en pleine reflexion pour trouver les failles et adapter ainsi les stratégies pour pouvoir continuer à profiter de l’iPad et de l’iPhone, mais sans avoir à payer les 30% de commission.

Difficile de dire à l’avance qui décidera quoi, mais je suis presque certain que les acteurs concernés vont déborder d’inventivité d’ici le 31 mars. Quand il s’agit d’argent…

Pour revoir la chronologie des évènements :

  • Apple s’assure que les éditeurs ne contournent pas ses commissions  lire l’article
  • Inquiétude pour les applications ebooks sur iPad  lire l’article
  • Les applications ebooks vont-elles disparaître de l’iPad ?  lire l’article
  • Applications ebooks : Apple clarifie les nouvelles règles  lire l’article

Une autre manière de lire…

En y regardant bien, il semble que le livre numérique s’oriente de plus en plus vers des formats courts : usages, supports, prix…tout concourt à une réduction du nombre de pages. L’avenir du livre numérique est peut-être bien sûr dans la mise à disposition de livres au format numérique, mais peut-être plus encore dans de nouveaux formats.


Le format court a toujours existé, mais il n’est pas toujours très intéressant pour les éditeurs. Prix du papier, frais divers, transport, personnel….un livre court n’est pas toujours facile à commercialiser. Mais à l’ère du numérique, certaines de ces limites n’existent plus.

Les ouvrages courts font recette, même en papier.

Le site publishingperspectives fait un constat très intéressant, notant que si dans le passé on considérait qu’un livre devait faire au moins 200 pages, beaucoup de Best-sellers récents sont en fait beaucoup plus courts.

Il cite par exemple On Bullshit de Harry Frankfurt , qui ne fait que 67 pages, ou encore Who Moved My Cheese, de Spencer Johnson et Ken Blanchard, un ouvrage de 97 pages qui s’est vendu à 20 millions d’exemplaires.

Bien sûr tout cela fait quand même un certain nombre de pages….mais ces chiffres concernent des livres papier. La tendance n’est donc pas limitée au numérique.

Il faut par contre à mon avis bien distinguer les lectures pratiques, dont  le but est d’obtenir une information et les lectures littéraires. Dans le premier cas, il est possible d’être assez concis pour proposer des ebooks de quelques pages proposant des informations extrêmement claires et souvent suffisantes. C’est d’ailleurs ce qui se prépare avec les Kindle Singles, et par exemple la collection Ted books.

La lecture sur smartphone impose ses standards


Beaucoup d’utilisateurs lisent aujourd’hui sur smartphone, et beaucoup liront aussi demain sur tablette. Si la lecture sur des appareils dédiés, à encre électronique est pensée pour être une lecture de type livre, sur de longues durées, ce n’est pas le cas des lectures sur smartphone par exemple.

Certains éditeurs l’ont parfaitement compris et proposent des collections « courtes ».

Je pense notamment à Leezam, qui propose des formats adaptés au numérique, et met justement en avant les formats courte, ou encore à Numeriklivres qui par exemple propose les collections « Histoires à lire debout » et « Nouvelles à lire debout », des collections volontairement courtes, et pas limitées d’ailleurs aux smartphones.


Comme on peut le lire sur le site de Numériklivres :

Nouvelles à lire debout, c’est un concept :

-Des histoires courtes, percutantes, avec des personnages forts.

-La mise en avant de l’originalité tout en alliant un contenu de qualité.

Une lecture numérique qui s’effectue par courtes périodes…

La mobilité impose aussi ses propres règles. Toutes les applications de lecture ont compris que l’argument « commencer à lire sur un appareil, et reprendre là où en en était sur un autre » était un argument clé.

Beaucoup de nouveaux lecteurs considèrent en effet la lecture aussi comme un mode d’attente entre deux rendez-vous, dans les bouchons, le métro, ou dans les moments creux. La chine est d’ailleurs très « en avance » sur ce point, comme je le soulevais dans ce billet. Mais tous ces modes de lecture ont en commun une durée courte, et une expérience de lecture interrompue.

Les ouvrages courts ont donc un intérêt particulier, puisqu’on peut envisager des lectures qui seraient adaptées à ces durées, plus longues qu’un article, mais plus courtes qu’un livre entier.

Kindle Singles : moins d’éditeurs, beaucoup d’auteurs, et des prix bas.

Toutes les raisons précédentes suffiraient à Amazon pour lancer Kindle Single, un nouveau format, plus court, qui n’existait pas auparavant. Mais il y a bien plus. Ce format, surtout adapté a priori  à des ouvrages pratiques, d’experts, pourrait à la fois donner beaucoup de vocations d’auteur, permettre à Amazon de multiplier son offre sans avoir besoin de passer par les grands éditeurs, et enfin de proposer des prix beaucoup plus bas, en phase avec l’attente des utilisateurs.

Car l’utilisateur ne veut pas un nombre de pages, mais une unité de lecture qui lui convient. Une nouvelle courte reste une lecture numérique, un ouvrage pratique sur internet reste une lecture numérique, et vendu entre 2 et 3 euros, cela pourrait remporter un véritable succès.

Au final, dans une société où tout s’accélère, la tendance sera bien évidemment à une offre nouvelle aux côtés de l’offre traditionnelle, pour toucher un nouveau public pour qui lire est important, mais qui recherche des ouvrages plus courts.

Payez 30% de commission ou allez-vous en de l’iPad !

J’avais dit il y a quelques jours mon inquiétude concernant les applications de lecture des grands acteurs payants comme Kindle, Nook, Kobo ou FnacBook sur iPad, suite aux mesures de « nettoyage » d’Apple concernant les éditeurs de presse, et qui aurait pu s’étendre aux ebooks. La mauvaise nouvelle est maintenant confirmée….


L’application Sony vient d’être refusée sur iPhone au motif qu’elle renvoyait vers un catalogue extérieur. Comme on pouvait s’y attendre avec les derniers évènements, Apple a donc manifestement choisi d’interdire cette pratique pratiquée par tous.

Mise à jour 2 février : Apple s’est expliqué, et précise qu’il n’a pas changé les conditions. Il sera toujours possible d’aller télécharger des ouvrages hors de l’application, mais il faudra simplement aussi proposer cette possibilité dans iTunes.

Il est maintenant clair qu’Apple n’acceptera pas qu’on utilise le système de distribution Apple sans payer pour cela.

Premier round : venez tous sur l’iPad, aux côtés d’iBooks

Apple a très bien joué le coup, en acceptant sans hésiter les concurrents d’iBooks, ce qui avait étonné certains observateurs.

Apple a ainsi pu devenir le n°1 en termes de catalogue puisque toutes les applications de lecture et catalogues qui vont avec étaient donc disponibles sur leur iPad. L’argument a d’ailleurs parfaitement fonctionné, puisque l’iPad est utilisé comme lecteur d’ebooks par des millions d’utilisateurs. Tout ou presque y est disponible…

Second round : contournez les conditions, on vous laisse faire

Je me suis toujours demandé ce que feraient les éditeurs des applications de lecture qui proposent leur catalogue le jour où Apple changerait les conditions.

En effet, les conditions générales laissent un vide concernant l’achat d’ebooks, et permettait de contourner la commission de 30% d’Apple prise normalement sur toute vente.

Il suffisait pour cela de sortir de l’application en partant sur le navigateur, d’effectuer son achat sur le site du distributeur, puis de revenir dans l’application, où il pourrait lire l’ebook.

Pour l’éditeur, cela permettait de proposer son application gratuite, et de vendre en passant par l’iPad.

Troisième round : payez ou partez !

Il était prévisible qu’Apple ne laisserait pas indéfiniment des acteurs, surtout concurrents, gagner de l’argent sur leur plateforme tout en contournant les règles pour ne pas payer à Apple leur du. Apple a donc choisi de serrer la vis.

Cela a commencé il y a peu de temps, quand Apple a contacté les éditeurs de presse qui offraient un « pack » papier + application iPad, mais où l’application iPad était gratuite. Apple a contacté ceux qui pratiquaient ces offres et précisé que les futures conditions ne permettraient pas ce genre de pratique. Il est désormais nécessaire pour ces applications de devenir payantes, et donc de payer une commission à Apple.

J’ai ce jour là expliqué dans ce billet que le vent risquait de tourner pour les applications ebooks dans le billet « Inquiétude pour les applications ebooks sur iPad » .

Aujourd’hui le New-York Times confirme que Sony vient de se voir refuser son application pour iPhone au motif qu’elle renvoie vers un magasin d’ebooks extérieur.

Les nouvelles conditions qui vont s’appliquer vont donc toucher la majorité des acteurs concurrents, présents sur l’iPad, du moment qu’ils renvoient vers un magasin extérieur pour acheter.

C’est une catastrophe pour beaucoup, car le modèle est certainement beaucoup moins voire plus du tout rentable avec 30% de commission sur chaque vente, et les distributeurs se sont habitués à cette nouvelle source de revenus. Les applications de presse déjà présentes ont jusqu’au 31 mars pour changer leur fonctionnement ou être refusées. On peut imaginer que la même date sera appliquée pour les ebooks.

Quatrième round : négocier, accepter ou miser sur android ?

On peut imaginer que les acteurs  les plus importants ont déjà prévu le cas. Mais est-ce que ce sera le cas pour les autres ? Si un plan B a peut-être été prévu par des groupes comme Amazon ou Google, impossible de dire si ce sera le cas pour des acteurs plus modestes.

Il ne reste maintenant plus qu’à essayer de négocier la commission, à partir ailleurs ou à accepter les conditions d’Apple.

Les négociations seront compliquées, le seul levier étant que si tout le monde s’en va, c’est Google, déjà très actif pour rattraper son retard, qui fera certainement ce qu’il faut pour récupérer tout le monde sur android, et donc aussi une partie de la clientèle, ce que doit craindre Apple. L’arrivée d’Honeycomb pourrait donner de nouvelles opportunités pour ces acteurs, si Google choisit d’être plus « souple » qu’Apple.

Apple, quels que soient ses objectifs, est presque dans une position de toute puissance par rapport aux applications des concurrents. En combinant une stratégie agressive et des évolutions majeures sur iBooks, Apple pourrait reprendre la main dans le domaine des ebooks, à moins que l’objectif ne soit plutôt de vraiment profiter du boom des ebooks en prenant des commissions sur chaque vente.

On va sûrement beaucoup en entendre parler les mois prochains…

NOUVEAU : NEWSLETTER

Entrez votre adresse email

SUR FACEBOOK