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En tant que tablette, c’est certain, mais en tant qu’appareil de lecture numérique ?

Bonne nouvelle pour ceux qui voulaient acheter le nouvel iPad: il sera au même prix que le 1er. Autre bonne nouvelle, la version 1 sera disponible à partir de 389 euros dans sa version de base, et ce au moins jusqu’au lancement de l’iPad 2 (25 mars). Dommage pour ceux qui viennent d’acheter la version 1…(MAJ le 4 mars)

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Les catalogues de plus de 3500 ebooks ne peuvent techniquement pas rester sur iOs.

L’idée semble incroyable tant ce serait une déclaration de guerre de la part d’Apple envers ses concurrents. Pourtant, il n’est pas possible à ce jour de vendre plus de 3500 références dans une application, alors qu’Apple exige que le paiement soit proposé à même l’application. Une situation sans issue pour les autres distributeurs…

Impossible de rester sur l’iPhone ou l’iPad ?

Si les choses en restaient là, et que les conditions n’étaient pas modifiées, cela signifierait qu’aucun des gros catalogues comme Barnes & Noble, Kobo, Amazon ou Google ne pourraient pas proposer plus de 3500 titres. Et comme Apple depuis peu considère que pour pouvoir vendre un titre hors de l’application, il faut aussi le proposer en achat dans l’application, il faudrait donc avoir moins de 3500 références pour être accepté sur l’écosystème Apple.

 

Quelles explications ?

Première explication : c’est une erreur.

Ce n’est pas impossible, après tout. Apple veut faire respecter certaines conditions, mais sans avoir pensé à ce point du règlement. Dans ce cas, on peut imaginer une adaptation rapide de ce point du règlement.

Deuxième explication : Apple crée des conditions intenables pour les concurrents.

Apple pourrait avoir décidé que l’ouverture aux autres applications était une erreur et que cela a freiné le développement d’iBooks. Il est vrai que le catalogue ne donne manifestement pas les résultats escomptés. En rendant les conditions intenables, il pourrait ainsi mettre dehors des applications qui lui font en fait une concurrence déloyale (puisqu’ils ne payent même pas pour être là).

Un positionnement extrême, qui surprend les observateurs…

Comme on peut le lire sur le site « The digital reader » , la position d’Apple a changé de manière presque inexplicable du jour au lendemain. L’achat hors application était considéré il y a encore peu comme tout à fait acceptable et l’interprétation plus stricte d’Apple serait arrivée sans prévenir, selon des sources du site.

Mais ce qui rend cette position incompréhensible, c’est qu’elle tombe en même temps que l’arrivée de Google, qui n’en attendait pas tant. En effet, avec l’arrivée de Google et de son nouvel OS conçu pour les tablettes, sa volonté de pénétrer le marché, et les nombreuses tablettes qui arrivent, Apple semble se tirer une balle dans le pied et envoyer directement tout le monde à la concurrence.

Même sans cette condition, impossible de rester chez Apple…

A moins de contourner d’une manière différente le système de commission d’Apple ou de réussir à convaincre la grande majorité des acheteurs de ne surtout pas acheter depuis l’application, grands comme petits acteurs n’ont aucun intérêt à rester.

Comme l’explique sur son blog un développeur de l’application iPad de l’acteur Kobo, aucun distributeur ne gagne 30% sur les ventes, car le distributeur est payé à la commission par l’éditeur, et qu’il y a aussi des frais pour gérer une application. Il faudrait donc fonctionner à perte sur iOs pour rester. Pas sûr que ça intéresse grand monde.

Et Apple ne semble pas prêt à négocier, au moins pour l’instant.

La loi au secours des distributeurs ?

C’est peut-être là que tout pourrait se jouer. Les autorités anti-trust américaines, plutôt sourcilleuses sur les pratiques empêchant une libre concurrence, semblent regarder, ainsi que la commission européenne, le principe de paiement in-app obligatoire d’un mauvais oeil. C’est en tout cas ce que reporte le Wall Street Journal, concernant le système de souscription proposé par Apple.

Si en plus la condition est impossible à remplir, il n’est pas improbable qu’une procédure sera intentée contre Apple.

Que va-t-il se passer maintenant ?

Il y a beaucoup de questions en suspens, avec deux grands scénarios qui se dessinent : celui d’une tentative de récupérer des sous, et celui d’une élimination de la concurrence. On sera vite fixés puisque l’ultimatum d’Apple est fixé au 31 mars.

Mais Apple semble désormais considérer iOs comme son réseau exclusif de distribution. En attendant, Google va peut-être récupérer des distributeurs bien trop dépendants de ces puissants acteurs. Google, avec Google ebooks pré-installé à même android, pourrait d’ailleurs avoir un jour aussi cette tentation de réserver son écosystème à sa seule solution.

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Source : Alan Quaterman via The Digital Reader

La preuve par l’image….

L’arrivée de la tablette Adam devait révolutionner la lecture en extérieur. Mais que vaut vraiment cette tablette en extérieur ? Le Kindle est-il vraiment meilleur ? Et l’iPad est-il vraiment illisible une fois dehors ? Pas toujours facile de s’y retrouver. Les deux vidéos qui suivent, encore très peu vues, vont vous y aider….

Le Kindle DX face à l’iPad

Dans la vidéo qui suit, vous allez pouvoir vous faire votre propre avis sur la différence réelle entre un Kindle DX (le grand modèle) et un Ipad lorsqu’il s’agit d’une utilisation en extérieur. Si vous voulez profiter du beau temps pour lire, le meilleur sera bien sûr le Kindle. Mais à quel point ?

La vidéo qui suit est la première du genre, qui a eu la bonne idée de montrer à la fois les deux appareils en extérieur, mais aussi en intérieur en condition de lumière du jour. Très intéressant…


Le Kindle face à la tablette Adam

On a beaucoup parlé ces derniers temps de la tablette Adam et de la possibilité de son écran Pixel Qi d’être utilisable en extérieur. Si on se fie aux premières personnes qui ont reçu la tablette, il vaudrait en effet mieux parler d’un écran utilisable en extérieur que d’un écran idéal en extérieur.

La vidéo qui suit, faite par le site Goodereader qui teste la tablette depuis plusieurs jours maintenant, a eu la bonne idée, dans sa première partie, de faire une vidéo comparative en extérieur. A gauche, la tablette, et  à droite, le Kindle.

Les images parlent d’elles-mêmes. (A noter tout de même: le passage de rétro-éclairage à sans rétro-éclairage (35 sec), qui ne change presque rien dans ce cas).

 


Comment contourner autrement les conditions d’Apple ?

Le 31 mars prochain, Apple commencera à faire le ménage dans les applications qui ne respectent pas la règle selon laquelle il est possible d’acheter un ebook hors de l’application sur iOs si et seulement si il est aussi possible de l’acheter depuis l’application. Les éditeurs vont devoir être créatifs….


Maintenant que  la date du 31 mars a bien été confirmée (je l’avais évoquée dans un récent billet comme probable), les éditeurs d’applications que sont Amazon, Sony ou encore Barnes & Noble, Fnac et bien d’autres encore, vont devoir se creuser les méninges et trouver une solution.

Quelles solutions pour les acteurs concernés ?

1ère solution : accepter les conditions d’apple et perdre 30%

Rien ne garantit qu’avec les marges faibles actuelles, il soit possible à un distributeur de verser 30% et être encore rentable. De plus, les précieuses données client seraient perdues au profit d’apple, ce qui serait une perte indirecte supplémentaire, et importante. Mais les éditeurs pourraient tout simplement chercher à inciter fortement les acheteurs à acheter en dehors de l’application.

2nde solution : accepter les conditions d’apple et répercuter les prix

Cette solution est peu envisageable. Pourquoi quelqu’un irait payer 30% de plus alors qu’il pourrait acheter au « bon » prix sur iBooks ? Une augmentation du prix dans l’application ne me semble pas être possible.

3ème solution : ne plus proposer d’achats par l’application

Tout dépend des règles d’Apple sur ce point.Ainsi, on pourrait bien sûr imaginer une application qui ne servirait qu’à la lecture des ebooks, et où aucun achat ne serait proposé, ni par l’application, ni en renvoyant vers l’extérieur. Dans ce cas, il faudrait acheter les ebooks directement sur internet, et l’application ne servirait qu’à la consultation.

Reste à voir si c’est possible, et si cela n’entraînerait pas une fuite des clients vers iBooks.

4ème solution : partir…

La tentation doit exister, mais pour aller où ? Chez Google bien sûr, dont la dernière version d’android pour tablettes est plutôt séduisante. Si Google en profitait pour proposer des conditions exceptionnelles aux éditeurs, comme la possibilité de passer gratuitement par eux, ou encore le partage des données, ce serait un sacré atout.

Mais les éditeurs ont certainement envie d’être sur toutes les plateformes.

Que va-t-il se passer d’ici le 31 mars ?

Chaque acteur concerné va mettre en place ses stratégies. Les juristes de chaque entreprise doivent être en pleine reflexion pour trouver les failles et adapter ainsi les stratégies pour pouvoir continuer à profiter de l’iPad et de l’iPhone, mais sans avoir à payer les 30% de commission.

Difficile de dire à l’avance qui décidera quoi, mais je suis presque certain que les acteurs concernés vont déborder d’inventivité d’ici le 31 mars. Quand il s’agit d’argent…

Pour revoir la chronologie des évènements :

  • Apple s’assure que les éditeurs ne contournent pas ses commissions  lire l’article
  • Inquiétude pour les applications ebooks sur iPad  lire l’article
  • Les applications ebooks vont-elles disparaître de l’iPad ?  lire l’article
  • Applications ebooks : Apple clarifie les nouvelles règles  lire l’article

Payez 30% de commission ou allez-vous en de l’iPad !

J’avais dit il y a quelques jours mon inquiétude concernant les applications de lecture des grands acteurs payants comme Kindle, Nook, Kobo ou FnacBook sur iPad, suite aux mesures de « nettoyage » d’Apple concernant les éditeurs de presse, et qui aurait pu s’étendre aux ebooks. La mauvaise nouvelle est maintenant confirmée….


L’application Sony vient d’être refusée sur iPhone au motif qu’elle renvoyait vers un catalogue extérieur. Comme on pouvait s’y attendre avec les derniers évènements, Apple a donc manifestement choisi d’interdire cette pratique pratiquée par tous.

Mise à jour 2 février : Apple s’est expliqué, et précise qu’il n’a pas changé les conditions. Il sera toujours possible d’aller télécharger des ouvrages hors de l’application, mais il faudra simplement aussi proposer cette possibilité dans iTunes.

Il est maintenant clair qu’Apple n’acceptera pas qu’on utilise le système de distribution Apple sans payer pour cela.

Premier round : venez tous sur l’iPad, aux côtés d’iBooks

Apple a très bien joué le coup, en acceptant sans hésiter les concurrents d’iBooks, ce qui avait étonné certains observateurs.

Apple a ainsi pu devenir le n°1 en termes de catalogue puisque toutes les applications de lecture et catalogues qui vont avec étaient donc disponibles sur leur iPad. L’argument a d’ailleurs parfaitement fonctionné, puisque l’iPad est utilisé comme lecteur d’ebooks par des millions d’utilisateurs. Tout ou presque y est disponible…

Second round : contournez les conditions, on vous laisse faire

Je me suis toujours demandé ce que feraient les éditeurs des applications de lecture qui proposent leur catalogue le jour où Apple changerait les conditions.

En effet, les conditions générales laissent un vide concernant l’achat d’ebooks, et permettait de contourner la commission de 30% d’Apple prise normalement sur toute vente.

Il suffisait pour cela de sortir de l’application en partant sur le navigateur, d’effectuer son achat sur le site du distributeur, puis de revenir dans l’application, où il pourrait lire l’ebook.

Pour l’éditeur, cela permettait de proposer son application gratuite, et de vendre en passant par l’iPad.

Troisième round : payez ou partez !

Il était prévisible qu’Apple ne laisserait pas indéfiniment des acteurs, surtout concurrents, gagner de l’argent sur leur plateforme tout en contournant les règles pour ne pas payer à Apple leur du. Apple a donc choisi de serrer la vis.

Cela a commencé il y a peu de temps, quand Apple a contacté les éditeurs de presse qui offraient un « pack » papier + application iPad, mais où l’application iPad était gratuite. Apple a contacté ceux qui pratiquaient ces offres et précisé que les futures conditions ne permettraient pas ce genre de pratique. Il est désormais nécessaire pour ces applications de devenir payantes, et donc de payer une commission à Apple.

J’ai ce jour là expliqué dans ce billet que le vent risquait de tourner pour les applications ebooks dans le billet « Inquiétude pour les applications ebooks sur iPad » .

Aujourd’hui le New-York Times confirme que Sony vient de se voir refuser son application pour iPhone au motif qu’elle renvoie vers un magasin d’ebooks extérieur.

Les nouvelles conditions qui vont s’appliquer vont donc toucher la majorité des acteurs concurrents, présents sur l’iPad, du moment qu’ils renvoient vers un magasin extérieur pour acheter.

C’est une catastrophe pour beaucoup, car le modèle est certainement beaucoup moins voire plus du tout rentable avec 30% de commission sur chaque vente, et les distributeurs se sont habitués à cette nouvelle source de revenus. Les applications de presse déjà présentes ont jusqu’au 31 mars pour changer leur fonctionnement ou être refusées. On peut imaginer que la même date sera appliquée pour les ebooks.

Quatrième round : négocier, accepter ou miser sur android ?

On peut imaginer que les acteurs  les plus importants ont déjà prévu le cas. Mais est-ce que ce sera le cas pour les autres ? Si un plan B a peut-être été prévu par des groupes comme Amazon ou Google, impossible de dire si ce sera le cas pour des acteurs plus modestes.

Il ne reste maintenant plus qu’à essayer de négocier la commission, à partir ailleurs ou à accepter les conditions d’Apple.

Les négociations seront compliquées, le seul levier étant que si tout le monde s’en va, c’est Google, déjà très actif pour rattraper son retard, qui fera certainement ce qu’il faut pour récupérer tout le monde sur android, et donc aussi une partie de la clientèle, ce que doit craindre Apple. L’arrivée d’Honeycomb pourrait donner de nouvelles opportunités pour ces acteurs, si Google choisit d’être plus « souple » qu’Apple.

Apple, quels que soient ses objectifs, est presque dans une position de toute puissance par rapport aux applications des concurrents. En combinant une stratégie agressive et des évolutions majeures sur iBooks, Apple pourrait reprendre la main dans le domaine des ebooks, à moins que l’objectif ne soit plutôt de vraiment profiter du boom des ebooks en prenant des commissions sur chaque vente.

On va sûrement beaucoup en entendre parler les mois prochains…

Et peut-être même 2ème, place tenue par Acer, si les choses continuent à ce rythme. Avec presque 11% du marché en sa possession, Apple a donc vu sa position progresser fortement avec l’arrivée de l’iPad. Certes, le classement de l’iPad comme « ordinateur » aura de quoi en étonner certains. Mais pour le cabinet d’analyses Canalys, « Tout argument selon lequel une tablette n’est pas un PC est en dehors de la réalité. »

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