Articles avec le tag ‘livre électronique’

1er billet d’une série dediée à la lecture sur écrans.
Alors que le livre numérique arrive, et que les débats d’experts opposent les différentes technologies, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. La notion d’encre électronique elle-même n’est pas parfaitement claire pour tout le monde. On va donc commencer par là !

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C’est le moment….de s’informer !

Bien qu’il soit tentant de vouloir s’équiper pour lire des ebooks, je dois avouer que je conseille d’attendre à tous ceux qui me le demandent. Certes, la mutation est en cours. Mais les technologies changent si vite actuellement qu’elles sont dépassées à leur sortie. Et dans notre pays un peu « tortue » lorsqu’il s’agit de changer les habitudes, il faudra s’armer de patience pour pouvoir accéder tant aux matériels qu’aux catalogues…

Voici les 10 principales raisons que j’invoque :

  1. Il n’y a que quelques lecteurs disponibles en France, bientôt dépassés.
  2. Le prix des lecteurs e-paper noir et blanc va s’écrouler dans les mois qui viennent.
  3. De nouvelles technologies vont remplacer l’encre électronique actuelle.
  4. La couleur et la vidéo arrivent, et offriront de nouvelles possibilités.
  5. Toutes les marques importantes travaillent sur la prochaine génération d’appareils.
  6. Les livres en version électronique sont encore très chers.
  7. De nouveaux types d’ebooks arrivent, à côté des « simples numérisations ».
  8. Les éditeurs Français n’ont encore presque rien mis à disposition au format numérique.
  9. La concurrence devrait rapidement faire baisser les prix.
  10. De nouvelles offres, bien plus intéressantes, pourraient arriver (abonnements, etc…).

L’ebook sauvera le papier, l’ebook est écologique, l’ebook permettra de sauvegarder les forêts, avec l’encre électronique, la dépense énergétique est presque égale à Zéro…..et si tout cela était tout simplement…….faux !

Les lecteurs d’ebooks : le problème de la fabrication…

Un ouvrage papier engendrerait en réalité 1 Kg d’équivalent CO2, alors qu’un livre électronique en engendrerait 250.

Les minerais qui rentrent en jeu dans la fabrications des lecteurs d’ebooks génèrent une déforestation massive.

Alors même si ce n’est pas pour en faire du papier, on coupe des arbres.

Et si on peut rationnaliser la coupe des arbres destinés au papier dans des plantations qui sont destinées à cela, il n’en est pas de même pour la déforestation.

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Je parlais hier avec le sympathique blogueur qui a écrit le billet « Kindle vs iPad : le faux débat »

Bien que nos points de vue divergent sur certains points, je suis tombé d’accord avec lui sur le fait que l’on confondait les genres un peu facilement, et que comparer des appareils comme l’iPad et le Kindle n’était pas toujours fondé.

Pourtant, si il est difficile de les comparer en tant que machines, je trouve que les comparer en tant que solution de lecture d’ebooks est intéressant.

Comme le billet était un peu long, je l’ai séparé en 3 parties. Voici la première partie, qui concerne les lecteurs d’ebooks.

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Et si on faisait rentrer les ordinateurs dans des livres et dans des journaux plutôt que l’inverse ?

C’est l’idée géniale de quelques designers qui se sont amusés à surfer sur la tendance et à inverses les choses…..et nous proposent des housses pour le moins originales…

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Alors que le marché du livre électronique s’apprête à décoller en cette année 2010, et malgré tous les indicateurs qui vont dans ce sens, consommateurs et éditeurs français traînent la patte. Pourquoi ?

Les consommateurs Français ne sont pas emballés ! En cause :

  • Une tradition française du livre, particulièrement attachée au papier.
  • Le faux débat livre papier ou livre électronique, mis à tort en opposition.
  • Des livres électroniques trop chers : les consommateurs veulent payer moins de 10 €.
  • Des lecteurs de première génération. Tout le monde attend que la technologie évolue.
  • Des lecteurs beaucoup trop chers. A quand le modèle des téléphones ?
  • Des hésitations du monde de l’édition qui aboutissent à une offre limitée et éclatée.
  • Les DRM, amis des éditeurs et particulièrement détestées par les français.
  • L’attitude de prudence, très française, face à toute nouveauté (rappelez-vous du téléphone mobile).

Les métiers du livre s’enferment dans une attitude protectionniste.

Ne vous méprenez pas : je ne mets pas tout le monde dans le même panier, et je comprends le réflexe !

Personne n’aime voir son métier menacé de destruction par l’arrivée des Google, Amazon et autres Apple.

Vouloir protéger ses intérêts est tout à fait légitime.

Mais ce que je trouve dommage, c’est l’inconscience de certains éditeurs. Menacés par des Google, Apple, Amazon ou encore Sony, ils réagissent comme s’ils avaient affaire à de simples concurrents.

Or, ces géants ne sont pas des concurrents potentiels : ils préparent une véritable expropriation ! Ils veulent tout raser, et tout reconstuire à leur image. De nombreux pays réfléchissent d’ailleurs à des solutions pour protéger leur patrimoine face à cette mutation.

Les géants dans ce domaine ont pour cela toutes les cartes en mains car ils peuvent compter sur les 2 acteurs les plus importants: les auteurs, qui pourraient voir leurs commissions s’envoler chez la concurrence, et les consommateurs, qui demandent des ebooks moins chers, et que personne en France ne veut leur offrir. Une fois récupérés ces 2 acteurs par ces géants, les maisons d’édition auront laissé passer la manne numérique, et en plus devront baisser le prix des livres papier pour continuer à en vendre.

Et non content de récupérer les ouvrages présents et futurs, Google numérise tous les ouvrages passés à une vitesse vertigineuse.

Samsung : des lecteurs directement connectés à Google livres !

Le seul point sur lequel les éditeurs peuvent donc encore négocier, c’est donc sur la vente de leur catalogue actuel. Ce catalogue intéresse les géants de l’ebook. C’est sur ce point qu’il reste possible de négocier. Les éditeurs doivent donc réinventer un métier dans lequel ils seront utiles aux nouveaux géants du secteur. En cas de blocage, Sony, Amazon, Apple et Google préparent d’ailleurs déjà l’avenir sans les éditeurs….tous ont ouvert leur catalogue aux auteurs et sont prêts à rémunérer ceux-ci directement.

Il faudrait donc un changement complet d’attitude du monde du livre pour s’en sortir. Il faudra nécessairement offrir mieux aux auteurs et aux utilisateurs que ce que ces géants proposent. Et là, j’avoue mon pessimisme.

La réaction récente des grands groupes, soutenus par une initiative gouvernementale, de créer une plateforme commune est une bonne idée.  Et il faudrait bien sûr baisser la TVA sur les livres électroniques….Mais n’est-il pas déjà trop tard face aux offres qui vont arriver, à prix beaucoup plus compétitifs ?

Il aurait en effet fallu se positionner il y a des années déjà, quand les éditeurs français avaient encore des cartes en main, une vraie crédibilité, et la  capacité de lutter à armes égales avec les géants. Mais ils ont pris le livre électronique à la légère dès le début. Il y a encore peu, certains disaient que ça ne marcherait jamais.

Et demain ?

Apple et sa tablette arrivent apparemment et d’autres grands acteurs suivront pour concurrencer Amazon. D’ici un an ou deux, le tsunami numérique sera passé. L’offre se sera peut-être stabilisée et structurée autour de 2 ou 3 grands acteurs; le monde de l’édition aura complètement muté, l’auto-édition aura bénéficié des hésitations des maisons d’édition et alimentera une belle proportion des catalogues,  les matériels auront vu leur prix baisser, et les technologies seront matures.

Le consommateur sera alors là, mais les cartes auront sûrement été redistribuées.

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