Microsoft et la BNF : coup dur pour Google ?

La BNF et Microsoft viennent de signer un accord pour l’indexation des contenus libres de droit sur le moteur de recherche Bing. Cet accord permettra à Microsoft d’indexer de nouveaux contenus, et à la BNF de donner de la visibilité à son site et à ses ouvrages.


Steve Ballmer (Microsoft) et Bruno Racine (BnF)le 7 octobre 2010 à Paris. AFP photo / Eric Piermont

Les contours de l’accord

Microsoft va pendant un an (reconductible) indexer les contenus de Gallica (le site de la BnF) dans son moteur de recherche Bing. Voici donc une bonne nouvelle pour Microsoft qui cherche à continuer à donner de l’importance et des parts de marché à son moteur de recherche. Et Microsoft pourra aussi annoncer ce partenariat pour le lancement de la version définitive de Bing en France, actuellement en version Bêta.

On peut donc imaginer la satisfaction de Steve Ballmer qui arrive ainsi à couper l’herbe sous le pied de son principal « ennemi », Google. Un Steve Ballmer qui d’ailleurs insiste bien sur le respect des droits d’auteur, point reproché aujourd’hui à Google.

Pour la BNF, voici une visibilité renforcée pour son site et chaque ouvrage, qui devraient ainsi gagner énormément en visibilité. Un accord qui permet aussi de « contribuer à la diffusion mondiale des richesses culturelles de notre pays ».

Le contrat non exclusif permet à Bing de faire la même chose ailleurs et à la BnF d’en faire autant. Pas de problème apparemment donc pour signer le même genre de partenariat avec Google….

Le problème Google

Google n’est apparemment pas concerné par cet accord, puisque ce que propose Google, c’est la numérisation du patrimoine.

Mais l’indexation des contenus est un des points clés pour Google, car les contenus de la BNF, une fois numérisés et indexés par Google, sont une source importante de visites potentielles, et donc de recettes publicitaires, bien sûr. Or, maintenant, Google devra accepter que Bing y ait aussi un accès privilégié.

Alors même si cet accord ne vise pas explicitement Google, la firme n’a pas du apprécier de voir Microsoft se rapprocher si facilement de la BNF.

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