Pourquoi il ne faut pas sous-estimer l’iPad et ses « iBooks » : 2ème partie

Le « gros défaut » de l’iPad, en tout cas en ce qui concerne son offre d’ebooks, est qu’il n’utilise pas d’encre électronique. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, l’encre électronique est une technologie qui n’utilise pas de rétro-éclairage et donne l’ impression de lire comme sur une feuille de papier.

Pour lire, cette technologie est donc plus intéressante que les écrans habituels, fatiguants pour les yeux….

SAUF que….

  • La majorité d’entre nous n’a jamais vu de près ou de loin à quoi ressemble un écran e-paper (et s’en contrefiche).
  • Ces écrans sont à ce jour en noir et blanc, et ne permettent « que » de lire. L’objet est donc dédié à la lecture.
  • La fatigue visuelle ne concerne que les lectures dépassant une certaine durée (sauf fragilité).
  • Un des supports les plus utilisés pour lire des ebooks à ce jour est l’iphone….un tout petit LCD.
  • Les personnes pour qui la présence de l’e-paper est un critère d’achat prioritaire est trop faible pour avoir un impact sur le succès commercial de l’offre.

Il faut se rendre à l’évidence : le public d’acheteurs assez amoureux de lecture pour investir 200 ou 300 € juste pour lire est une goutte d’eau face à l’océan de consommateurs prêt à investir dans un couteau Suisse multimédia (qui intégrerait entre autres les ebooks). Et ça, Apple l’a parfaitement compris depuis le début !

L’iPad rattrappe en convivialité ce qu’il perd en confort

En développant une application ebooks qui occupe tout l’écran, et en reproduisant l’effet des pages qui tournent, tout en offrant des réglages de luminosité et contraste à priori intéressants, l’iPad compense une partie de son handicap. Les articles en Anglais que j’ai lus montrent parfois un étonnement positif des journalistes quant au rendu. Et si Apple avait vraiment réussi son coup au niveau visuel ? Ce n’est pas exclu.

Néanmoins, la critique est recevable, et c’est un point faible que pourrait vouloir exploiter le lecteur « Adam », de Notion Ink. J’ai rédigé un billet un peu plus complet sur ce sujet.

Au final, l’e-paper n’est-il pas le meilleur choix ?

Je pense qu’il restera un public pour les lecteurs à encre électronique. Il est aussi possible que les progrès technologiques permettront à l’encre électronique de reprendre la main dans quelques temps, voire lui permettront de remplacer le LCD un jour. Mais pour l’instant, c’est une technologie qui sort à peine du tube à essais.

Alors en attendant, l’iPad ne sera pas du tout pénalisé par cette limite. Et si des milliers de personnes se sont mis à lire sur leur iPhone, il est peu probable qu’ils auront du mal à le faire sur l’iPad.

Pourquoi il ne faut pas sous-estimer l’iPad et ses « iBooks » : 1ère partie

Bientôt : la 3ème partie…

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