Ebooks sur iPad : grands changements d’ici le 31 mars

Comment contourner autrement les conditions d’Apple ?

Le 31 mars prochain, Apple commencera à faire le ménage dans les applications qui ne respectent pas la règle selon laquelle il est possible d’acheter un ebook hors de l’application sur iOs si et seulement si il est aussi possible de l’acheter depuis l’application. Les éditeurs vont devoir être créatifs….


Maintenant que  la date du 31 mars a bien été confirmée (je l’avais évoquée dans un récent billet comme probable), les éditeurs d’applications que sont Amazon, Sony ou encore Barnes & Noble, Fnac et bien d’autres encore, vont devoir se creuser les méninges et trouver une solution.

Quelles solutions pour les acteurs concernés ?

1ère solution : accepter les conditions d’apple et perdre 30%

Rien ne garantit qu’avec les marges faibles actuelles, il soit possible à un distributeur de verser 30% et être encore rentable. De plus, les précieuses données client seraient perdues au profit d’apple, ce qui serait une perte indirecte supplémentaire, et importante. Mais les éditeurs pourraient tout simplement chercher à inciter fortement les acheteurs à acheter en dehors de l’application.

2nde solution : accepter les conditions d’apple et répercuter les prix

Cette solution est peu envisageable. Pourquoi quelqu’un irait payer 30% de plus alors qu’il pourrait acheter au « bon » prix sur iBooks ? Une augmentation du prix dans l’application ne me semble pas être possible.

3ème solution : ne plus proposer d’achats par l’application

Tout dépend des règles d’Apple sur ce point.Ainsi, on pourrait bien sûr imaginer une application qui ne servirait qu’à la lecture des ebooks, et où aucun achat ne serait proposé, ni par l’application, ni en renvoyant vers l’extérieur. Dans ce cas, il faudrait acheter les ebooks directement sur internet, et l’application ne servirait qu’à la consultation.

Reste à voir si c’est possible, et si cela n’entraînerait pas une fuite des clients vers iBooks.

4ème solution : partir…

La tentation doit exister, mais pour aller où ? Chez Google bien sûr, dont la dernière version d’android pour tablettes est plutôt séduisante. Si Google en profitait pour proposer des conditions exceptionnelles aux éditeurs, comme la possibilité de passer gratuitement par eux, ou encore le partage des données, ce serait un sacré atout.

Mais les éditeurs ont certainement envie d’être sur toutes les plateformes.

Que va-t-il se passer d’ici le 31 mars ?

Chaque acteur concerné va mettre en place ses stratégies. Les juristes de chaque entreprise doivent être en pleine reflexion pour trouver les failles et adapter ainsi les stratégies pour pouvoir continuer à profiter de l’iPad et de l’iPhone, mais sans avoir à payer les 30% de commission.

Difficile de dire à l’avance qui décidera quoi, mais je suis presque certain que les acteurs concernés vont déborder d’inventivité d’ici le 31 mars. Quand il s’agit d’argent…

Pour revoir la chronologie des évènements :

  • Apple s’assure que les éditeurs ne contournent pas ses commissions  lire l’article
  • Inquiétude pour les applications ebooks sur iPad  lire l’article
  • Les applications ebooks vont-elles disparaître de l’iPad ?  lire l’article
  • Applications ebooks : Apple clarifie les nouvelles règles  lire l’article

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